Inception hitchcockienne

Oui, bon, il se pourrait que j’adore faire mumuse avec les titres de mes articles. 🙂

Dans ce billet, je vais donc vous parler de deux films vus récemment : Inception et Hitchcock.

Inception - Affiche du film

Inception – Christopher Nolan (2010)

Nous sommes dans un monde où il existe une technologie dite du « rêve partagé » : certaines personnes ont le don de se promener dans les rêves d’autrui mais également de les modifier ou d’en extraire des informations. C’est donc devenu une méthode d’espionnage. Dominic Cobb, le héros, est justement spécialisé dans l’extraction d’informations. Accusé à tort d’un meurtre qu’il n’a pas commis, il se lance dans une opération afin de prouver son innocence.

Je savais d’avance que mon cerveau allait galérer avec ce film parce que dès qu’il est question de voyage dans le temps ou dans le subconscient, c’est la panique instantanée parmi mes neurones qui se mettent à courir partout en hurlant « Alerte générale ! Alerte générale ! Elle regarde un film où les gens voyagent dans le temps /se baladent dans les rêves et elle va encore nous coller une migraine d’enfer ! » (les pauvres ne se sont jamais remis de mon visionnage de Vanilla Sky, un film de 2001 avec Tom Cruise, dans lequel il est aussi question de rêve et qui m’a filé un mal de tête monumental).

Et il inutile d’essayer de m’expliquer, hein. Mon cerveau n’est manifestement pas câblé pour comprendre. On a par exemple tenté de m’expliquer le coup de Terminator à peu près 117 fois, mais je ne saisis toujours pas comment il est possible que John puisse envoyer Kyle dans le passé pour le concevoir (John) puisque s’il (toujours John) n’envoie pas Kyle dans le passé, il (encore John) ne vient pas au monde alors comment le John (qui commence sérieusement à nous faire suer, soit dit en passant) du futur peut-il exister et… Ah, mes neurones ont commencé à fabriquer des pancartes de grève donc si je veux terminer cette chronique, il va falloir qu’on remette notre conversation sur les performances-sexuelles-défiant-les-lois-spatio-temporelles de Kyle Reese à plus tard (pendant ce temps, dans mon cerveau : «  les mecs ! C’est bon, elle parle de huc, laissez tomber la manif ! »). Franchement, il aurait été plus simple qu’Arnold nous dézingue cette fichue Sarah Connor au début du premier film, on se serait moins pris le chou. :mrgreen:

(Lecteurs du blog fans de Terminator : « chéri(e), sors le T-800 du placard, on va lui apprendre à écrire de telles hérésies ! »)

Je vous disais donc que je m’attendais à ce que mes synapses pédalent dans le taboulé avec Inception et dans le taboulé elles ont effectivement pédalé. Ce n’est pas tant avec le concept du « rêve partagé » que j’ai eu du mal mais avec celui des « rêves imbriqués » – là, clairement, des choses m’ont échappé. Sans compter qu’au bout d’un moment on a du mal à distinguer ce qui relève de la réalité de ce qui relève de l’onirisme.

Cependant, même si je n’ai pas tout compris, j’ai beaucoup aimé Inception. Bon déjà, il y a Leo dedans (DiCaprio, pour les deux du fond qui ne suivent pas) et il est rare que je n’aime pas un film avec Leo dedans (même si ça arrive. J’ai par exemple profondément détesté The Departed). Il y a aussi Ellen Page, Marion Cotillard, Joseph Gordon-Levitt, Cillian Murphy (j’ai un énorme crush sur les pommettes de Cillian. Il a aussi des yeux incroyables) et un peu de Michael Caine (je suis un petit peu amoureuse de Michael Caine. Un jour, il faudra que je vous parle de ma papydecinéphilie). L’intrigue est prenante, on a vraiment envie que Dom et son équipe s’en sortent, et les scènes entre Dom et sa femme sont très émouvantes. Visuellement, le film est magnifique – il a d’ailleurs remporté l’Oscar de la Meilleure Photographie, récompense que je trouve méritée. J’ai juste moyennement apprécié le petit coup de dame qui monnaie ses charmes (oui, c’est un blog bien élevé ici) que Nolan nous fait à la fin ! 

Hitchcock - Le film - Anthony Hopkins et Helen Mirren

Hitchcock – Sacha Gervasi (2012)

A 60 ans, Alfred Hitchcock a envie de se renouveler et décide d’adapter Psycho (Psychose en français), un roman de l’écrivain Robert Bloch. Problème : ses producteurs habituels ne croient pas au projet et refusent de lui allouer des fonds. Hitchcock et sa femme Alma Reville se résolvent alors à financer eux-mêmes ce qui deviendra l’un des films cultes du maître du suspense.

J’ai beaucoup aimé ce biopic qui se focalise donc sur le making-of de Psycho : il est toujours intéressant de découvrir les coulisses d’une œuvre, surtout si on apprécie cette dernière. Psycho n’est cependant pas mon film préféré d’Hitchcock, ne serait-ce que parce que son fameux thème musical m’a traumatisée à vie. Je ne plaisante pas : il y a quelques années, un proche avait eu la bonne idée de le mettre en sonnerie de portable et j’ai dû le supplier d’en changer parce que je faisais une mini crise cardiaque chaque fois que son téléphone sonnait (à la place, il a mis le thème de L’Exorciste… Mouahaha. Y’en a vraiment qui s’imaginent qu’ils ont un sens de l’humour ébouriffant). Sinon mon film préféré d’Alfred, c’est North by Northwest (La mort aux trousses), si vous voulez tout savoir (Cary Grant I love you).

Revenons à Hitchcock. Qui ne raconte pas uniquement la fabrication de Psycho mais qui se concentre également sur le couple Hitchcock et leurs relations parfois compliquées. J’ai particulièrement apprécié que le film mette en lumière l’immense influence qu’a eue Alma Reville (Mrs Hitchcock donc, incarnée ici par une fantastique Helen Mirren) sur l’œuvre hitchcockienne – œuvre qui n’aurait pas été ce qu’elle est sans Alma, qui participait à toutes les étapes de la conception des films de son mari, du scénario au montage.

Quant à Alfred, j’ai été surprise de découvrir son aspect « artiste torturé » ainsi que son côté « petit garçon perdu sans sa femme » – il est vrai que pour moi, au-delà de ses films, Hitchcock c’était avant tout le monsieur qui disait « bonsoir » d’une façon assez flippante dans la série Alfred Hitchcock présente (oui, je suis assez vieille pour l’avoir vue à la télé. Snif). Il est ici incarné avec brio par Anthony Hopkins, dont le maquillage prosthétique nuit néanmoins à l’expressivité par moments – ce qui est le principal bémol du film pour moi.

A voir si vous aimez les films d’Hitchcock !

6 réflexions au sujet de « Inception hitchcockienne »

  1. Ah Inception, j’adore ce film ! Et c’est vrai que Cillian Murphy a de très belles pommettes (et des yeux miam :)) Et ne dis pas de mal de Terminator ! :p C’est compliqué les voyages dans le temps tu sais 😀 Si tu veux en voir un qui te fait bien exploser les neurones, faut voir le magnifique Predestination qui porte les paradoxes et boucles temporels à leur paroxysme 😀 😀

    • Tiens, jamais entendu parler de ce Predestination (et je pense que je vais m’abstenir ^^).

      Pour Terminator, même si je n’y comprends rien en vrai j’aime bien, surtout le deuxième film (d’autant que quand je l’ai vu la première fois, je devais avoir 12 ans et l’Edward Furlong n’était pas désagréable à regarder ^^). Parce que le 3, bon. Et le 4, à part qu’il y a Christian Bale dedans, bof. Mais Arnold est toujours marrant à voir dans ce rôle.

      Yay pour les pommettes de Cillian \o/ !

    • Huhu, avec des yeux et des pommettes pareils, comment veux-tu qu’on résiste ? 😛
      Et pour ne rien gâcher, Cillian est un excellent acteur.

  2. Ce sont deux films que j’aime beaucoup. J’ai dû voir Inception deux/trois fois avant de bien tout comprendre mais c’est un film excellent. Hitchcock est un film tout aussi intéressant sur le grand réalisateur qui n’était pas toujours facile. Je suis une inconditionnelle d’Helen Mirren et elle est juste magnifique dans ce film.

    • Helen Mirren est une fabuleuse actrice.

      Pour Inception, on m’a effectivement dit qu’il faut le voir plusieurs fois pour tout bien intégrer 🙂

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