Lady Susan – Jane Austen

Lady Susan, novella épistolaire et première œuvre de Jane Austen considérée comme aboutie, a vraisemblablement été écrit en 1794 et possiblement remanié lorsque Jane vivait à Bath, de 1801 à 1806. Certains spécialistes austeniens soutiennent cependant la thèse que Lady Susan aurait entièrement été rédigé à Bath (théorie à laquelle je n’adhère pas, j’explique plus loin pourquoi).

Jane Austen n’a jamais destiné Lady Susan à la publication et la novella n’est donc parue qu’en 1871, soit presque 80 ans après avoir été écrite.

Elle a fait l’objet de plusieurs réécritures : Lady Susan, A Novel de Phyllis Ann Karr (1980) ; Lady Vernon and Her Daughter, de Jane Rubino et Caitlen Rubino-Bradway (2009) ; et Love and Friendship de Whit Stillman, qui est la novélisation de la première adaptation cinématographique de Lady Susan, sortie en 2016 et réalisée par le même Whit Stillman. 

Lady Susan - Jane Austen - Couverture du livre - Caro Bleue Violette

Composé de 41 lettres (et d’une conclusion), Lady Susan raconte l’histoire d’une jeune veuve, Susan Vernon, qui se voit obligée de quitter la résidence du couple d’amis chez lequel elle séjournait, les Manwaring, après avoir entamé une liaison avec le mari. Elle s’invite alors chez son beau-frère, Charles Vernon, au grand dam de sa belle-sœur Catherine, qui ne la porte guère dans son cœur – surtout lorsque, à la fois par défi et par intérêt, Lady Susan entreprend de séduire le propre frère de Catherine, Reginald De Courcy, qui a douze ans de moins qu’elle.

Lady Susan, une héroïne immorale et choquante ?

Belle, intelligente, et possédant des manières impeccables, Lady Susan est néanmoins qualifiée de coquette la plus accomplie d’Angleterre par Reginald De Courcy (à l’époque le terme coquette désignait une femme qui prenait plaisir à flirter avec les hommes, et c’était loin d’être un compliment). Experte dans l’art de la manipulation, elle ne parvient toutefois pas à duper sa belle-sœur qui voit clair dans son jeu. Elle ne trompe pas non plus le lecteur, puisque Jane Austen a choisi de dévoiler dès le départ la véritable nature de son héroïne à travers les lettres que celle-ci écrit à son amie Alicia Johnson.

C’est également une mère peu affectueuse qui peut même se montrer cruelle : elle décrit Frederica, sa fille de 16 ans qu’elle a toujours négligée et pour laquelle elle n’éprouve pas la moindre tendresse, comme la plus grande sotte de la terre et le tourment de ma vie. Susan désire que Frederica épouse Sir James Martin mais l’adolescente s’y refuse, contrariant sa mère qui tente alors de la faire céder par tous les moyens, ce qui provoque une grande détresse psychologique chez la jeune fille.

Lady Susan est donc présentée comme une femme immorale, c’est-à-dire quelqu’un qui viole les principes de la morale établie et des bonnes mœurs ; et si l’on s’en tient à cette définition, elle l’est bel et bien, surtout dans le contexte de son époque. Mais son manque de moralité est-il choquant ?

Je dois avouer qu’excepté la méchanceté dont elle fait preuve à l’égard de sa fille, le comportement de Susan Vernon ne me scandalise pas plus que cela (il m’a même fait rire par moments, comme lorsqu’elle souhaite que Mrs Manwaring, la femme de son amant, meure prématurément afin de libérer son époux : j’ai trouvé cela délicieusement maléfique). Pour la fille du 21 ème siècle que je suis, avoir une liaison avec un homme marié n’a rien de choquant, d’autant plus que si quelqu’un est à blâmer ici c’est Mr Manwaring, et non pas Lady Susan (condamner systématiquement « l’autre femme » relève du sexisme. Lorsque la situation est inversée, on ne blâme jamais « l’autre homme ») – même si le fait de séduire sciemment un homme marié sous le nez de son épouse peut être moralement discutable.

Lady Susan - Jane Austen - Susan Vernon - Caro Bleue Violette

Susan Vernon est sans conteste un personnage égoïste et antipathique, qui joue avec les sentiments des gens pour arriver à ses fins ou uniquement dans le but de se divertir ;  cependant elle est également une veuve désargentée qui s’efforce de survivre : on retrouve ici l’un des thèmes de prédilection de Jane Austen, à savoir la difficile condition des femmes de sa classe (la gentry) pauvres et célibataires. Reginald de Courcy est riche, l’épouser mettrait donc Lady Susan à l’abri. Elle diffère en cela de sa fille Frederica qui déclare, au sujet d’un homme qui pourrait lui procurer une existence confortable mais qu’elle n’aime pas, qu’elle préférerait gagner son pain en travaillant plutôt que de l’épouser.

Lady Susan m’a fait penser à Scarlett O’Hara (Autant en emporte le vent) : elle aussi défie les conventions sociales de son temps afin de survivre dans le monde en ruines qui est le sien (le Vieux Sud – société évidemment sexiste et patriarcale – pendant et après la Guerre de Sécession) et de subvenir aux besoins des siens. La différence est que Scarlett le fait plus ouvertement et est en cela nettement plus admirable que Susan à mes yeux (d’autant que Scarlett est beaucoup plus jeune et que ce qui lui tombe dessus est bien plus dur que ce qui arrive à Lady Susan). Je n’éprouve pas d’admiration pour Susan Vernon, mais je ne la trouve pas choquante, seulement discutable, tout comme le comportement de Scarlett peut l’être parfois.

Reginald de Courcy, ou plus barbant que lui tu meurs (d’ennui) 

Mon cher Reginald De Courcy, j’ai l’honneur de vous remettre le prix du Héros Austenien Le Plus Insipide. Veuillez avoir l’obligeance de ne pas nous infliger un discours, dites simplement merci et retournez dans votre récit, vous serez bien aimable.

C’est seulement la seconde fois que je lis Lady Susan et je ne me souvenais plus du tout que Reggie-La-Girouette passe son temps à changer d’avis au sujet de Susan. Ayant eu vent de la conduite de Lady Susan chez les Manwaring, il arrive chez les Vernon déterminé à lui battre froid. Il se fait alors embobiner par la lady en question, décide tout à coup qu’elle est victime d’odieuses et injustes rumeurs et entame un flirt avec elle – au grand désespoir de sa famille qui se met alors à vivre dans la crainte qu’il n’épouse Lady Susan. Ensuite il se fritte avec celle-ci, mais elle le baratine de nouveau et hop c’est reparti entre eux comme en quarante. Et ça ne s’arrête pas là mais je vous fais grâce du reste.

Moi : Mais mon petit Reggie, t’es bêta ou bien ? On t’a expliqué que la dame n’était pas exactement la sainte de l’année avant que tu ne la rencontres, ta sœur t’a dit de te méfier d’elle, tes parents t’ont mis en garde, alors qu’est-ce que tu viens chouiner dans nos robes taille empire maintenant, hum ?

Dieu qu’il m’a ennuyée ce Reginald ! Je dois avouer que je n’ai pas eu la moindre sympathie pour lui, bien qu’il soit la victime des jeux malsains de Lady Susan. Le moins qu’on puisse dire, c’est que le sieur De Courcy ne fait pas rêver et qu’il est bien loin des standards austeniens habituels en matière de héros. Cela dit, il est en cela raccord avec Susan qui n’est pas non plus une héroïne austenienne typique. 

Pendant ce temps à Mansfield Park :

Edmund : Aaaaaah enfin ! Fanny ! Viens voir !

Fanny : Qu’est-ce qu’il se passe ? 

Edmund : Je ne suis officiellement plus le Héros Austenien Le Plus Insipide ! Regarde, Miss Caro a écrit que Reginald De Courcy vient de me rafler le titre. J’ai toujours dit que ce type était ennuyeux comme la pluie. 

Fanny : Oui, eh bien, on voit clairement que ce n’est pas Miss Caro qui est mariée avec toi.

(Sorry, Mansfield Park, c’était trop tentant ! Mais je t’aime quand même ^^)

Lady Susan - Jane Austen - Reginald de Courcy et Catherine Vernon - Caro Bleue Violette

Un récit un peu plat 

Je te demande pardon, Jane. Avant de me frapper de ta foudre divine (je rappelle que Jane est ma déesse), laisse-moi justifier cet impertinent propos.

J’ai effectivement trouvé que ta prose manquait de relief, et qu’elle était beaucoup moins jubilatoire que celle de tes Juvenilia. Peut-être est-ce dû au fait que, ainsi que l’écrit ton biographe Jon Spence dans Becoming Jane Austen

We know the truth about Susan. We cannot be fooled by her. We are not given the chance to feel the contrast, described by Mrs Vernon, between what Susan seems to be and what we know she is. We see her bad side directly in her letters to Alicia; but her power to charm is always filtered through another character, thus making it impossible for the reader to feel the direct effect of her spell.

Tu sembles d’ailleurs avoir perçu cela puisque par la suite tu ne révéleras plus dès le début la duplicité de tes personnages à double visage.

Tu sembles également avoir compris que la forme épistolaire devenait trop étroite pour ta plume : c’est sans doute la raison pour laquelle, lorsque tu as révisé Elinor & Marianne, tu as décidé d’abandonner ce style de narration et que tu l’as réécrit tel qu’on le connaît aujourd’hui. C’est aussi la raison pour laquelle je ne crois pas que tu aies écrit Lady Susan à Bath : à cette époque-là tu avais déjà écrit et remanié Sense & Sensibility, ainsi que rédigé First Impressions et Susan* – il ne me paraît donc pas cohérent que tu sois subitement revenue à la forme épistolaire après cela.

La Marquise et la Comtesse

Dans The Real Jane Austen : A Life in Small Things, Paula Byrne écrit qu’il y a dans Lady Susan des échos des Liaisons dangereuses (roman épistolaire de Choderlos de Laclos paru en 1782, qu’au passage je vous recommande chaudement : ce fut l’une de mes lectures scolaires favorites et l’un des rares classiques français qui n’a pas failli me faire décéder d’ennui) (sans compter que j’ai un crush malsain sur Valmont), hypothèse également avancée par Claire Tomalin dans Jane Austen, A Life. Il est vrai que Susan Vernon a un air de parenté avec la Marquise de Merteuil.

Je me suis donc demandé s’il était possible que Jane Austen ait lu Les Liaisons. Le roman de Laclos n’a pas été traduit en anglais avant le début du 20 ème siècle mais on sait que Jane parlait et lisait le français. La nature scandaleuse des Liaisons dangereuses n’aurait également pas été un obstacle puisqu’elle était libre de lire ce qu’elle voulait : on sait par exemple qu’elle a lu le Tom Jones de Henry Fielding, publié en 1749 et qui contient des passages assez osés pour son époque (et qu’en revanche je ne vous conseille pas : je l’ai lu quand j’étais en fac d’anglais et j’ai détesté). Il n’est donc pas exclu que Jane ait pu lire Les Liaisons – peut-être même que sa cousine Eliza lui en avait rapporté un exemplaire de France.

Cette même cousine Eliza dont il est communément admis par les spécialistes austeniens qu’elle fut une inspiration pour le personnage de Lady Susan. Eliza de Feuillide, née Hancock, était la nièce du Révérend Austen et avait épousé en premières noces un gentilhomme français, Jean-François Capot de Feuillide, qui se faisait appeler Comte même s’il ne possédait pas le moindre titre de noblesse (ce qui ne l’empêcha pas de se faire guillotiner en 1794). Eliza se fit donc appeler Madame la Comtesse jusqu’à ce qu’elle épouse Henry Austen (le frère de Jane) en 1797, après avoir flirté pendant des années avec ce dernier – y compris du temps où elle était toujours mariée et alors que Henry n’était pas encore sorti de l’adolescence (Eliza avait dix ans de plus que lui).

Dans Becoming Jane Austen, Jon Spence avance la théorie que Jane ne voyait pas d’un bon œil le flirt parfois tortueux qu’entretenait son frère et sa cousine, qu’elle reprochait à celle-ci de jouer avec les sentiments de Henry et surtout de l’influencer dans son choix de carrière (élément qu’on retrouve dans Mansfield Park avec le personnage de Mary Crawford qui aurait lui aussi été inspiré par Eliza), et qu’elle aurait façonné son héroïne d’après la Comtesse de Feuillide. Spence nuance toutefois son propos en précisant qu’Eliza était loin d’être aussi froide et immorale que Susan Vernon : on sait qu’elle fut une bonne mère pour son fils handicapé et même si elle aimait flirter, il est peu probable qu’elle ait entretenu des liaisons.

Si Jane en a effectivement voulu à sa cousine (ce dont je ne suis pas personnellement persuadée : il est probable que Jane ait été agacée qu’Eliza dissuade Henry d’entrer dans les ordres mais en ce qui concerne le reste, je pense que Spence extrapole trop), cela n’a toutefois pas duré longtemps : on sait qu’elles étaient attachées l’une à l’autre et qu’elles sont restées liées jusqu’au décès d’Eliza en 1813. Quant à Eliza, si elle a reconnu certains traits de sa personnalité en Susan Vernon, il semble évident qu’elle n’en a pas pris ombrage – cela l’a même probablement fait rire, étant donné qu’elle partageait l’humour particulier des Austen et que Jane l’avait déjà taquinée sur sa relation avec Henry à travers certains textes des Juvenilia.

Lady Susan - Jane Austen - Scène de danse - Caro Bleue Violette

Podium des Trois Héros Austeniens Les Plus Insipides :

1. Reginald De Courcy (Lady Susan)

2. Edmund Bertram (Mansfield Park)

3. Edward Ferrars (Sense and Sensibility)

Sauf lorsqu’Edward est interprété par Dan Stevens dans l’adaptation 2008 de Sense & Sensibility (^^). 

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*Elinor & Marianne, le titre initial de Sense and Sensibility, était en effet un roman épistolaire. First Impressions est le titre de la première version de Pride and Prejudice et Susan le premier nom de Northanger Abbey.

36 réflexions au sujet de « Lady Susan – Jane Austen »

  1. Je ne connaissais pas du tout cette nouvelle épistolaire 🙂
    Bon, si même toi tu trouves que c’est un peu plat, imagine ce que j’en penserais, moi qui déteste Jane Austen (pardon) parce que justement je trouve que ça manque d’action et de peps 😀

    Sinon, je suis comme toi, si un homme trompe sa femme avec une autre, c’est pas à la femme qu’il faut en vouloir, mais à l’homme. Il séduit en connaissance de cause, sachant qu’il est marié.
    A l’inverse, si une femme trompe son mari avec un autre, la même, c’est à elle qu’il faut en vouloir, et pas à l’autre homme. Egalité, toussa toussa 😀

    • Hoho j’en connais une qui va se prendre la foudre divine de Jane sur la tête ! 😛

      Un manque d’action et de peps ? Tsss, tsss, tsss ^^. Orgueil & Préjugés, Emma et Northanger Abbey sont pleins de peps ! Les Juvenilia le sont aussi. Il y en a certes moins dans Raison et sentiments, Mansfield Park et Persuasion. Mais je trouve qu’il y a de l’action dans tous ses romans, sauf justement dans Lady Susan, et je pense que c’est dû à la forme épistolaire qui, comme le disent ses biographes, est trop étroite pour le style de Jane.

      Et merci ! La personne qui commet l’adultère (même si je déteste ce mot puisque je considère que personne n’appartient à personne et ne crois pas à la fidélité qui est un concept archaïque et sexiste ^^) est la personne qui est en couple, pas la tierce personne.

  2. Eh bien, je l’avais lu il y a des années mais j’avoue que ton analyse me fait douter … peut-être qu’avec du recul, je ne le verrai pas de la même manière.

    • Par rapport au personnage de Lady Susan, tu veux dire ?

      Je ne la voyais pas ainsi la première fois que j’ai lu le livre, il y a pas mal d’années, je m’étais arrêtée à la surface en ce qui la concerne. Cependant entre-temps, j’ai beaucoup relu Jane Austen, j’ai beaucoup lu sur Austen, j’ai beaucoup lu sur le féminisme, j’ai beaucoup réfléchi à la condition des femmes, celle d’aujourd’hui et celle d’autrefois et j’ai également pris quelques années dans le museau ^^. Forcément avec le recul, on finit par voir les choses et les gens sous un éclairage différent 🙂 .

  3. Hello
    J’adore la ligne de fin sur l’interprète ahah !
    Je trouve qu’Austen n’est pas si facile d’accès. Pour être honnête je n’ai dû lire que le plus célèbre… Orgueil et Préjugés, mais j’en ai d’autres dans ma bibliothèque.

    • Je dirais oui et non pour Austen 🙂

      Oui parce que pour moi son style est abordable (mais après je sais qu’il est possible que je sois biaisée par mes études d’anglais à ce niveau-là, parce que je suis habituée à lire de l’anglais de différentes époques) ; non parce qu’avec Austen il faut lire entre les lignes, or j’ai constaté que beaucoup de lecteurs ne le font pas et c’est ainsi qu’on se retrouve avec des gens qui pensent que Jane Austen a écrit des romances alors qu’il s’agit de satires sociales – ce qui est légèrement agaçant pour les Janeites ^^.

      Sinon oui Dan Stevens en Edward Ferrars le fait totalement pour moi 😛 !

    • Lady Susan peut effectivement être considérée comme une anti-héroïne. Personnellement, je ne la déteste pas, je pense qu’elle se débrouille comme elle peut dans une société qui ne lui fait pas de cadeaux. L’aspect qui m’ennuie le plus chez elle c’est la méchanceté dont elle fait preuve envers sa fille.

    • Ah là là, ne jamais dire ça à une Janeite, malheureuse ! 😛

      Il faut lire Jane. Surtout si tu as apprécié les adaptations ^^.

  4. Je ne connaissais pas du tout, je pense que je n’irai pas en savoir plus étant donné que tu trouves ça plat. Merci pour ta franchise et pour la découverte.
    Bises

    • En fait je trouve le style plat par rapport à toutes les autres œuvres d’Austen, je pense que la forme épistolaire était trop contraignante pour sa plume.
      Parce que sinon le style de Jane est tout sauf plat 🙂

  5. Hello,
    Si c’est plat et que ça manque de vivacité ça ne donne pas envie j’avoue.
    Je n’ai jamais lu Austen, je crois, à part peut être quelques extraits ^^.
    Et je te rejoins totalement c’est l’homme qui doit être blâmé non mais ho ahah !
    Des bisous 🙂

    • Le style épistolaire n’était pas fait pour Jane Austen 🙂
      Et il faut lire Jane ^^ ! Pour commencer, je conseille Orgueil et Préjugés ou Northanger Abbey.

  6. Coucou,
    Je ne connaissais pas du tout l’auteur, bon j’avoue que la lecture et moi ça fait deux, lol. Après je ne dis pas que je ne lis jamais… mais faut vraiment que le sujet soit intéressant pour moi 😉 Merci pour ce partage et cette découverte !
    Belle journée.
    Coco

    • Pas même vu une adaptation ? Peut-être Orgueil et Préjugés, le film de 2005 avec Keira Knightley, est assez connu… Et il est top ! Après l’avoir vu, tu voudras sûrement lire le livre (lol, la gourou qui essaie de recruter pour sa secte 😛 )

  7. Je n’ai encore jamais lu de Jane Austen et la lecture d’Un lieu à soi de Virginia Woolf m’y a décidé. Je ne sais pas encore par quel ouvrage commencer, mais ce sera peut-être celui-là, puisque tu le présentes comme la première oeuvre aboutie de la dame!

    • Je ne pense pas que Lady Susan soit idéal pour découvrir Jane Austen, vu qu’il n’est pas représentatif de son style. Je conseillerais plutôt de commencer par Northanger Abbey ou Orgueil et Préjugés 🙂

      (Et j’adore Virginia Woolf)

  8. Coucou
    Pour ma part , je n’ai jamais lu de Jane Austen et je ne pense pas le lire car j’aime avant tout les histoires où il y a un peu de montagnes russes – quand le récit est plat, cela n’ennuie très vite. Je ne pense pas que j’irai jusqu’au bout de la lecture. ^^
    Merci en tout cas pour ce joli partage culturel.
    Belle journée.

  9. J’ai un souvenir de l’épistolaire en cours de lettres et c’est un type d’écrit qui me plaisait, bien que particulier.
    Je n’ai jamais lu Austen à ce jour, il faut que la lecture ne m’ennuie pas. Tu me recommanderais lequel ?

  10. J’aime beaucoup Jane Austen, c’est ma mère qui m’a fait découvrir cette autrice ! Et je ne connaissais pas cette nouvelle, merci 🙂

  11. Je ne suis pas une grande fan de Jane Austen car je trouve ça un peu plat et ça manque cruellement de rebondissements, mais ta chronique est vraiment sympa, tu m’as bien fait rire sur la fin et sur le podium des héros les plus insipides.
    PS: J’ai lu les commentaires et je vois que tu parles d’Orgueil et Préjugés, certes ça bouge plus mais je suis pas fan non plus ^^’

    • Ah la la la la 🙂
      Je veux bien admettre qu’on n’accroche pas à son style (même si c’est incompréhensible pour moi ^^), mais moi vivante je ne laisserai jamais dire qu’il n’y a pas de rebondissements dans les livres de Jane Austen 😛
      Mais effectivement, Orgueil et Préjugés est son livre qui bouge le plus, donc si même dans celui-ci tu trouves que ça ne remue pas assez, c’est mal parti pour les autres ^^ !

  12. Tu es à fond sur Austen ! Merci pour cette belle analyse. Je n’ai pas encore eu le temps de me pencher sur ses oeuvres, que les adaptations cinématographiques pour l’instant. Un jour, peut-être…

    • Jane Austen est mon autrice favorite 🙂

      Et oui, oui, oui, il faut lire Jane, surtout si tu apprécies les adaptations !

  13. Hello
    C’est un des rares Jane Austen que je n’ai jamais lus. Et après ton article et ben je n’ai toujours pas envie de le lire, lol. Surtout si comme tu dis, l’histoire est plate.
    XoXo

    • Ce n’est pas tant l’histoire qui est plate que le style qui souffre d’une certaine monotonie. La forme épistolaire contraint un peu la plume de Jane, en prose normale la novella aurait été encore mieux 🙂

    • Lady Susan est moins connu que les six romans majeurs de Jane Austen, surtout en France. Je me souviens que quand l’adaptation est sortie, plein de gens ont découvert la novella à ce moment-là.

      Et merci beaucoup 🙂

  14. Je ne suis pas une très grande lectrice et je dois dire que je ne connaissais pas du tout (autant le livre que l’auteur). Par contre contrairement à toi, même si on est au 21 ème siècle, avoir une aventure avec une personne mariée me choque toujours :/

    • Oui ça te choque moralement, mais ce que je veux dire, c’est que c’est devenu tellement banal que le fait en lui-même n’a plus rien de choquant.

      Au sujet de l’adultère, je pense que ça dépend de la façon dont on perçoit le concept de fidélité. Personnellement, je ne crois pas à la fidélité, parce qu’il s’agit pour moi d’un concept archaïque et sexiste, ce qui est d’ailleurs illustré par le fait que « l’autre femme » est toujours systématiquement blâmée, mais ce n’est jamais le cas de « l’autre homme ». De plus, un homme adultère s’en tire toujours plus ou moins à bon compte, alors qu’une femme adultère est encore extrêmement mal vue.

      Il y a aussi le fait que je considère que personne n’appartient à personne 🙂

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