Love is dead

Avant que ce blog ne retrouve une activité normale, je me suis dit que ce serait bien que je vous raconte ce qui s’est passé dans ma vie au cours de ces derniers mois, histoire de raccrocher les wagons et de repartir du bon pied (cet article est sponsorisé par l’Organisme de Promotion des Expressions de Mémé).

So, what’s up, Doc ?

Well, love is dead.

Mais j’anticipe. Let’s rewind, sweeties !

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L’année dernière, le jour de mes 33 ans, j’écrivais sur ce blog que j’avais décidé d’adhérer à cette histoire d’âge christique parce que j’avais désespérément besoin d’un nouveau départ, après avoir connu une éprouvante année 2014 et avoir passé les trois premiers quarts de 2015 dans une sorte de brouillard mental. En septembre 2015, je m’étais « réveillée » et j’avais décidé de reprendre la bataille contre la Grande Méchante D. Puis début décembre, j’avais lu un livre qui fut un véritable déclic pour moi : The Happiness Project.

J’ai donc entamé 2016 pleine d’espoir, de projets et d’une énergie que je n’avais plus ressentie depuis longtemps. Et j’ai eu un très bon mois de janvier. Malheureusement, ça n’a pas duré. J’aurais dû savoir que la Grande Méchante D n’allait pas rendre les armes aussi facilement. Et elle a dû avoir chaud aux fesses parce que, début février, la saleté a déclenché de nouvelles hostilités.

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Depuis, c’est un peu comme qui dirait la grosse cata.

En février, j’ai recommencé à fondre en larmes dix fois par jour sans raison. J’ai terminé de trier les affaires de mes grands-parents paternels avant qu’on ne mette en vente leur maison et ça m’a brisé le cœur parce qu’une fois que cette maison sera sortie de notre famille, mon enfance aura définitivement fichu le camp. A la fin du mois, je me suis enfin décidée à m’inscrire en auto-entrepreneur… sans parvenir à concrétiser ma décision.

En mars, je me suis dit qu’avec le retour du printemps (ma saison favorite) les choses allaient s’arranger ; mais cette fois-ci le charme n’a pas fonctionné et les choses ont empiré. J’ai commencé à avoir de plus en plus de pensées noires et…

Début avril, j’ai de nouveau touché le fond. Et j’ai beaucoup songé à… je ne sais pas comment formuler cela sans vous choquer – disons à aller voir de l’autre côté si j’y étais. Puis MiniNeveu m’a dit son premier « tatie » et a fait ses premiers pas, et j’ai dit à la Grande Méchante D de commencer à numéroter ses abattis parce qu’elle est bien choupie mais moi j’ai un minineveu à voir grandir, merci. J’ai émergé du brouillard juste le temps de m’inscrire en tant que rédactrice freelance sous le régime d’auto-entrepreneur et de ne plus être officiellement considérée comme chômeuse (ce qui ne change rien dans les faits tant que je n’ai pas retrouvé une première pige). Comme après plusieurs années sans travailler, la perspective de retrouver du boulot, ma dignité, et peut-être même un appart à moi, me terrifie (la bonne nouvelle, c’est qu’il s’agit apparemment d’une réaction normale. La mauvaise, c’est que cette angoisse ne passera pas tant que je n’aurai pas effectivement recommencé à travailler. Blaaaaague), mon esprit a immédiatement enclenché son mécanisme de défense favori et…

Le premier jour de mai, je me suis réveillée avec d’affreuses douleurs dans le dos qui ont duré des semaines. Ensuite c’est ma peau qui a fait des siennes. Puis j’ai commencé à avoir des douleurs dans les jambes. Puis des maux de tête épouvantables. Après avoir fait le tour de plusieurs médecins et services d’urgences (en fredonnant « angoissée comme jamais » sur l’air de Sapé comme jamais, ce qui a beaucoup fait rire un gentil infirmier), le verdict est tombé début juin : « douleurs d’origine psychosomatique dû à de sévères troubles anxieux » .

No shit, Sherlock.

Autrement dit, le délire habituel de l’angoissée de service, sauf que le voltage a augmenté. Résultat, j’ai replongé dans une sorte de léthargie mentale (l’anxiété a un effet paralysant chez moi) et j’ai passé un été compliqué ; d’autant plus que l’attentat de Nice m’a bien secouée, encore plus que celui de Paris en 2015, because loi de la proximité. Ma meilleure amie y vit, heureusement elle n’était pas sur la Promenade le soir du 14 juillet. Mon frère y a vécu trois ans, heureusement il est rentré ici au début de l’année. Ma cousine, qui vit dans la région de Nice, était sur la Promenade ce soir-là, avec ses deux enfants ; heureusement ils s’en sont sortis indemnes. Je me suis moi-même souvent baladée sur la Prom. Bref mon agoraphobie (qui avait déjà triplé d’intensité depuis l’attentat de Paris), a franchi le mur du son et j’ai passé l’été en état de paranoïa avancée… et en bas de contention.

Lecteurs du blog : « hein ? Qu’est-ce que ses bas de contention (dont elle aurait pu nous épargner la mention, paie ton glamour, hein) ont à voir avec la choucroute ?! »

Alors déjà, j’espère qu’elle est végétarienne, votre choucroute. Ensuite, pardon mais depuis que j’écoute Le Masque et la Plume (ah j’ai prévenu que l’article est sponsorisé par un organisme de mémés), je rêvais de faire un zeugma !

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C’était la minute un-peu-de-rigolade-au-milieu-de-tout-cette-glauquerie-ambiante. A présent, revenons à des choses tristes.

Love is dead, everyone. I repeat, LOVE IS DEAD.

En septembre, Brad et Angelina se sont séparés et bim ! L’amour est mort. Bon ce n’est pas non plus comme si j’y avais jamais vraiment cru hein (je ne crois au grand amour que dans la fiction) mais tout de même, c’était pas sympa de sa part, à l’amour, de claquer comme ça, sans prévenir. On n’a pas idée. 

(Vu comment j’ai déliré avec ça, j’étais obligée de la faire, hein. D’autant que c’est un peu le titre de l’article !)

Bref, love is dead. Quant à moi… Eh bien ma foi, je suis encore là.

To be continued !

6 réflexions au sujet de « Love is dead »

  1. J’ai lu tout ça très attentivement et de lien en lien les billets où tu expliques les causes et les sources et les remèdes du mal…
    Te voilà – je l’espère – bientôt sortie du bois!
    Et c’est vrai qu’un neveu (ou une nièce, dans mon cas ;-)) ça aide beaucoup!
    bises

    • Hello Adrienne 🙂 Je ne suis pas sûre d’être près de sortir du bois, à vrai dire… On verra bien ^^

      Sinon oui, les neveux et les nièces c’est la vie, surtout quand on est childfree <3 !

      Merci pour ton message 🙂

  2. Pour me battre moi même avec ce genre de démons, je compatis grandement. On se sent souvent seul sans savoir quoi faire, et c’est parfois terrifiant. Alors te lire, ça fait vraiment du bien. L’espace d’un instant se dire qu’on est pas une espèce d’anomalie bizarre incapable de vivre en société… Bon courage, et je te souhaite d’y arriver, très sincèrement !

    • C’est exactement la raison pour laquelle je parle ouvertement de mon trouble anxieux généralisé et de ma dépression sur ce blog. Parce que je sais à quel point on peut se sentir isolé, surtout lorsque l’entourage ne comprend pas vraiment et ne nous soutient pas de la façon dont on aimerait… Mes proches sont géniaux mais plus pour tout ce qui est de l’ordre matériel. Émotionnellement, je me sens très seule et quand tout est noir dans notre tête, c’est très difficile (en même temps, c’est compliqué pour les gens qui ne vivent pas la même chose que nous de réellement nous comprendre et donc de pouvoir nous aider d’une façon adéquate).

      Je me dis que si en partageant mon expérience ici, je peux aider ne serait-ce que quelques personnes, alors j’ai déjà un peu gagné…

      Merci beaucoup pour ton message Chouquette et bon courage dans ton propre combat <3

  3. Ça me rend toujours triste de voir par où tu passes, car tu as tellement d’humour et tu donnes une image tellement pleine de vie et positive qu’on a du mal à imaginer dans quels méandres t’entraîne ta dépression. En tout cas, comme tu dis, tu es encore là, tu es entourée de ta famille (et surtout mini-neveu) et sache-le, tu as des copines, même virtuelles, qui t’aiment. Et bon anniversaire !

    • Awwww, merci Frankie ♥

      Je dis toujours que mon humour pourri et ma capacité à rire de moi-même est l’un des trucs qui me sauvent. De plus j’apprécie beaucoup l’humour noir, ce qui n’est pas dénué d’avantages quand tu es dépressive 😛

Dites un truc chouette, un truc à paillettes, un truc qui fait des claquettes ou même un truc qui n'a ni queue ni tête :-)