Murder on the Orient Express – Kenneth Branagh (2017)

C’est officiel : il faut vraiment que j’arrête d’aller voir les adaptations des romans que j’adore au cinéma.

Pourquoi ? Parce que les trois quarts du temps, je suis déçue. Et comme je n’ai jamais eu la déception discrète, je passe donc la séance à râler et à maudire la descendance des scénaristes sur les sept prochaines générations.

Résultat : toute la salle finit par fantasmer sur la meilleure façon de m’assassiner sans éclabousser les sièges de mon sang bien échauffé, tandis que mes amies se jurent intérieurement de ne plus jamais aller voir une adaptation avec moi, et rappelle-moi pourquoi on est potes avec cette reloue, déjà ?

Murder on the Orient Express 2017 - Cast - Caro Bleue Violette

1934. Hercule Poirot, le célèbre détective privé belge, voyage à bord du mythique Orient-Express, qui relie Paris à Istanbul. Alors que le train se retrouve bloqué par la neige quelque part dans les Balkans, un des passagers, Mr Ratchett, est retrouvé mort, tué de plusieurs coups de couteau. Poirot ne tarde pas à découvrir que sous l’identité de Ratchett se dissimulait en réalité Cassetti, le responsable d’une tragédie qui a bouleversé l’Amérique quelques années plus tôt : le kidnapping et le meurtre de la petite Daisy Armstrong. Le détective entreprend alors de mener l’enquête. 

Cette nouvelle adaptation de l’un des romans cultes d’Agatha Christie m’a donc déçue, alors qu’elle avait pourtant tout pour me plaire sur le papier : j’adore le livre ; j’apprécie généralement le travail de Kenneth Branagh ; et la distribution comporte des acteurs que j’aime beaucoup – comme Judi Dench, Michelle Pfeiffer, Johnny Depp ou bien encore Olivia Colman (actrice que j’ai découverte l’année dernière dans la série Broadchurch et pour laquelle j’ai eu un gros coup de cœur). Cependant, j’ai compris dès les premières scènes qu’entre Le Crime de l’Orient-Express 2017 et moi, ça n’allait pas coller. 

Avant que je ne commence à faire un usage excessif de la touche caps lock en vous détaillant tout ce qui m’a déplu dans ce film, laissez-moi d’abord préciser que j’ai tout de même aimé certains aspects de Murder on the Orient Express, à commencer par la réalisation de Kenneth Branagh (j’ai notamment trouvé ses plans filmés depuis le plafond aussi ingénieux qu’inventifs).

J’ai de plus trouvé la photographie d’Haris Zambarloukos absolument superbe – c’est d’ailleurs le principal atout de cette adaptation selon moi.

Enfin, j’ai particulièrement apprécié les prestations de Daisy Ridley (Mary Debenham) – que je voyais pour la première fois à l’écran – et de Michelle Pfeiffer (Mrs Hubbard), qui m’a beaucoup émue à la fin du film.

(En revanche, j’ai été désappointée par Johnny Depp qui m’a donné l’impression d’être ivre dans les quelques scènes durant lesquelles il apparaît.)

MAIS LE SCENARIO, NOM D’UNE POIGNEE DE SEIGLE.

MAIS LA CARACTERISATION, NOM D’UNE MAISON BISCORNUE.

Ma plus grosse bête noire en matière d’adaptation c’est lorsque des éléments du livre sont modifiés alors qu’ils n’ont aucune pudding de bonne raison de l’être. Malheureusement pour moi, les scénaristes ne peuvent pas s’empêcher de le faire dans chaque adaptation, au point que j’en arrive parfois à penser qu’ils le font exprès, juste pour le plaisir de faire grimper ma tension à 20.

N’est-ce pas, Michael ? ALLEZ AVOUE OU TU VAS PASSER UN SALE QUART D’HEURE,  NOM D’UN CHEVAL PALE !

Michael Green : Mais non madame, calmez-vous ! Je vous jure que je n’ai pas cherché à vous nuire personnellement ! Détachez-moi !

Cher lectorat, je vous présente Michael Green, le scénariste de Murder on the Orient Express. Michael disposait de l’un des meilleurs romans policiers jamais publiés, écrit par l’un des plus grands auteurs du 20 ème siècle. Michael avait donc simplement à suivre le guide.

Au lieu de ça, qu’est-ce que Michael a fait ? IL S’EST CRU CHEZ GRANNY ET A CHANGE DE NOMBREUX DETAILS QUI N’AVAIENT AUCUN CRUMPET DE BESOIN DE L’ETRE.

Au point que par moments, on reconnaît à peine le matériau de base.

Et pour cela, Michael va être la victime d’un Drame en trois actes.

Michael : Quoi ? Noooooooon ! A l’aide ! J’ai été kidnappé par une psychopathe de l’adaptation ! Au secours !

Moi : Je suis navrée, Michael, mais ton Heure zéro a sonné. Ne t’inquiète pas, tu vas à peine sentir ma Plume empoisonnée, puis tu sais la Mort n’est pas une fin. Ensuite, je ferai appel aux Cinq petits cochons afin de me débarrasser de ton Cadavre dans ma bibliothèque.

Michael : Noooooooon, pas les Cinq petits cochons, pas les Cinq petits co… Aaaaaaargh !

Moi : Allez les porcelets, à vous de jouer ! Et faites ça proprement s’il vous plaît, je reçois Mrs McGinty et Roger Ackroyd pour le thé à Cinq heures vingt-cinq.

Murder on the Orient Express 2017 - Mary Debenham (Daisy Ridley) et Hercule Poirot (Kenneth Branagh)-Caro Bleue Violette

Non seulement Michael n’a pas pu s’empêcher de tripatouiller l’intrigue avec ses vilaines papattes, mais de plus il a osé s’en prendre à une partie des personnages. Certains passagers de l’Orient-Express ont disparu et d’autres ont été modifiés.

Certes, dans le cas du Colonel Arbuthnot, on peut invoquer la volonté d’inclure plus de diversité dans la distribution : ici il n’est plus militaire mais médecin (il est en fait un composite de deux personnages du roman, le Colonel Arbuthnot et le Docteur Constantine) car l’acteur qui l’incarne, Leslie Odom Jr, est afro-américain, et je pense que pour des raisons de cohérence historique il ne pouvait pas être officier dans l’armée britannique des années 30 (celle-ci discriminait les non-caucasiens). 

L’altération d’Arbuthnot permet de plus d’introduire le thème du couple mixte (il  entretient une romance avec le personnage de Mary Debenham) – ce que, dans mes moments les plus objectifs de psychopathe de l’adaptation, je trouve plutôt intéressant, parce que si vous avez lu Agatha Christie, vous savez qu’elle émet parfois des réflexions problématiques à l’encontre de certaines catégories de personnes.

En revanche, le fait d’avoir transformé la missionnaire suédoise Greta Ohlsson en l’Espagnole Pilar Estravados (nom emprunté au personnage d’un autre roman de Christie, Le Noël d’Hercule Poirot), interprétée par Penelope Cruz, n’est pas justifiable pour moi. Si Judi Dench, Olivia Colman et Kenneth Branagh, tous trois britanniques, peuvent respectivement jouer une princesse russe, une femme de chambre allemande et un détective belge, je ne vois pas pourquoi Cruz ne pouvait pas incarner Greta Ohlsson. Surtout qu’on voit à peine Pilar dans le film.

Lecteur-rice-s du blog : Si on la voit à peine, pourquoi est-ce que tu nous en fait tout un Christmas Pudding ?

Moi : Parce queeeeeee ça m’agaceeeeeeeuh. Oh et puis ne discutez pas, sinon c’est Meurtre au Champagne pour tout le monde et après vous aurez vous aussi droit aux Cinq petits cochons !

Les Cinq petits cochons : Ah oui mais non, on n’a plus faim, là. Appelle plutôt Le Chat et les pigeons.

Moi : Ils sont partis par Le train de 16h50 pour rejoindre Miss Marple au club du mardi. Donc vous allez faire ce que je vous demande ou sinon ça va être votre Fête au potiron !

Monsieur Bouc : Quelqu’un a parlé d’une fête ?

Ah tiens, encore une modification de personnage qui m’a exaspérée. Dans le livre, M. Bouc, le directeur de la Compagnie des Wagons-Lits, est un homme d’un âge respectable et involontairement amusant. Ici, il a rajeuni d’au moins 30 ans et s’est métamorphosé en un jeune homme dissipé qui apprécie beaucoup la compagnie des femmes. Si l’intention était d’introduire un élément comique, d’une c’est raté, et de deux, le M. Bouc du roman faisait déjà l’affaire.

Quant au pauvre Hector McQueen, le secrétaire de Mr Ratchett qui dans le livre est un jeune homme qui semble bien sous tous rapports, il est ici représenté sous les traits d’un homme d’âge mûr alcoolique et fort peu recommandable. Ce qui n’a aucun scone de sens, puisque c’est justement parce qu’Hector présente bien que Ratchett l’a engagé.

Et cela ne s’arrête pas là :

Mrs Hubbard drague ouvertement Ratchett, ce qui est incohérent avec le personnage créé par Agatha Christie.

Un personnage (que je ne peux pas identifier sans spoiler) est le frère de quelqu’un au lieu d’être son père, parce que Michael Green s’est dit oh tiens encore un élément que je peux modifier sans la moindre marmelade de raison.

Masterman (le valet de Ratchett) souffre d’un cancer, parce qu’apparemment la tragédie de la famille Armstrong n’apportait pas suffisamment de pathos à  l’intrigue. 

Antonio Foscarelli s’est transformé en Biniamino Marquez parce que… être italien n’était pas assez hype ?

Dans le livre, le train est seulement bloqué par la neige, mais ici il déraille carrément parce Michael a cru qu’il était en train d’écrire le scénario de Fast & Furious : Tchou-Tchou Edition.

L’histoire originelle est un huis clos mais dans le film tout le monde gambade joyeusement dans la neige parce que YOLO.

Comment voulez-vous que la fan d’Agatha Christie que je suis ne recrache pas son After Eight de colère devant cet Eton Mess de film ?!

Murder on the Orient Express 2017 - Hercule Poirot (Kenneth Branagh)-Caro Bleue Violette

Cela dit, ce n’est pas le pire.

On en arrive maintenant au principal crime commis par Michael Green dans cette adaptation.

L’assassinat d’Hercule Poirot.

Et par ceci, je n’entends pas son meurtre littéral mais celui de son personnage.

Ce n’est pas Hercule Poirot qui a résolu le meurtre de l’Orient-Express dans ce film, c’est Kenneth Branagh avec une moustache QUI N’EST MEME PAS TEINTE EN NOIR, NOM D’UN HOMME AU COMPLET MARRON.

Dans les livres mettant Poirot en scène, Christie nous répète régulièrement que le détective belge teint ses cheveux et sa moustache en noir : c’est un signe de sa coquetterie, qui est l’une des caractéristiques principales de son personnage.

ALORS POURQUOI EST-CE QUE BRANAGH EST TOUT GRIS, NOM D’UNE MEMOIRE D’ELEPHANT ?

Encore, si ce n’était qu’une question d’apparence physique, je n’aurais rien dit.

Lecteur-rice-s du blog : Vraiment ? Tu veux nous faire croire que tu n’aurais pas du tout moufté à ce sujet ?

Oui bon d’accord, ça va, disons que j’aurais un peu crié, mais pas trop.

Mais là, sa personnalité a également été saccagée.

On a d’abord une maladroite tentative de coller un background totalement inutile à Poirot, en lui faisant contempler d’un air mélancolique la photo d’une jeune femme. J’ai lu à ce sujet une intéressante théorie dans une critique du film : ce détail servirait à affirmer l’hétérosexualité de Poirot. Certes, il est vrai qu’Agatha Christie n’a jamais explicitement précisé l’orientation sexuelle de Poirot mais il faut dire aussi qu’on s’en tape complètement des Sept cadrans.

Ensuite, on a cru nécessaire de lui attribuer une connexion personnelle avec la famille Armstrong, probablement afin d’apporter une justification supplémentaire à sa décision finale, et de créer un lien émotionnel avec l’affaire – ajout qui selon moi est superflu, car même sans cet élément, on comprend très bien les raisons de son choix, comme c’est le cas dans le livre.

Cela dit, attendez.

Ce n’est toujours pas le pire.

Figurez-vous qu’Hercule Poirot est désormais devenu un homme d’action.

Or le Poirot de Christie est ce que l’on appelle un armchair detective, il résout les énigmes en restant assis dans un fauteuil et en faisant fonctionner ses célèbres petites cellules grises, et il se moque même des limiers qui s’agitent et courent dans tous les sens.

Donc Michael, je te le demande :

D’OÙ T’AS VU QUE POIROT MARCHE SUR LE TOIT D’UN TRAIN, POURSUIT UN SUSPECT SUR UN PONT CLAFI DE NEIGE, ET TIRE DES COUPS DE REVOLVER COMME UN VULGAIRE COWBOY DU FAR WEST, NOM D’UN CHEVAL A BASCULE ?

Vulgaire Cowboy du Far West : Hey ho m’dame, c’est pas très sympa ça ! Qu’est-ce que je viens faire dans cette histoire en plus ? 1934, vous dites ?  Je savais que je n’aurais pas dû monter dans le chariot chelou de ce drôle de type. Une DeLorean qu’il appelle ça.

Pour en revenir à Poirot, je pense qu’ils ont essayé de moderniser le personnage. Ce qui, encore une fois, n’a aucun shortcake de sens, d’autant plus que l’action se déroule dans les années 30. Si Kenneth Branagh et Michael Green voulaient à tout prix un Poirot moderne, ils auraient dû transposer le personnage et l’histoire à notre époque.

Et je serais alors allée mettre le feu à Hollywood parce qu’il ne faut quand même pas déconner.

Murder on the Orient Express 2017 - L'Orient Express - Caro Bleue Violette

Le Crime de l’Orient-Express est non seulement le tout premier livre d’Agatha Christie que j’ai lu lorsque j’avais dix ans (et qui est à l’origine de mon amour indéfectible pour l’autrice), mais c’est également l’un de mes romans favoris d’elle.

J’éprouve donc un attachement particulier envers ce livre (d’autant plus qu’il m’a été offert par un être cher que j’ai perdu il y a quelques années) et c’est d’ailleurs sans doute là que réside mon principal problème avec cette adaptation : j’ai trop lu et relu le roman pour accepter de bonne grâce les modifications, surtout lorsqu’elles sont aussi nombreuses que dans ce film.

Cependant, si vous n’avez pas le même rapport que moi au livre d’Agatha Christie, il y a de grandes chances pour que vous appréciez le Murder on the Orient Express de Branagh, car si je fais preuve d’un peu d’objectivité, je reconnais qu’il est loin d’être un mauvais film : c’est simplement une mauvaise adaptation.

Du coup, Kenneth, je te conseille vivement de renoncer à ton projet d’adapter Mort sur le Nil, sinon je vais encore devoir zigouiller du scénariste et ça va faire désordre.

39 réflexions au sujet de « Murder on the Orient Express – Kenneth Branagh (2017) »

  1. Oh oh, hé bien, voilà un film que je n’irai pas voir, certainement pas!!!! Parce qu’ôter des passagers du train, c’est tout simplement bousiller toute l’intrigue et tout et tout, enfin tu me comprends!!!
    (A part ça, une adaptation que j’irais bien voir c’est celle du Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates, même si je sais que je risques de pousser les hauts cris si c’est mal fichu par rapport au livre).
    D’ailleurs ton billet me fait penser à ce que j’avais pensé de l’adaptation américaine du comte de Monte-Cristo (oh my god, un massacre) je vois que je ne suis pas la seule à être une puriste du genre!!! Merci à toi!!!!

    • Pour être juste envers le film, ça ne change rien au twist final, cependant ça modifie pas mal d’éléments et de péripéties de l’enquête.
      Du coup ça m’a gonflée parce que oui, je suis effectivement une de ces puristes bien relou-e-s qui voudraient que les adaptations suivent les livres à la lettre près 😛 !

      Le Cercle littéraire, j’ai vu passer un trailer et j’ai un peu peur… J’ai beaucoup aimé le livre donc moi aussi je risque de crier si l’adaptation est mal fichue.

      Je ne savais pas qu’il y avait eu une adaptation US de Monte-Cristo ! J’imagine assez bien le carnage… ^^

      • Pour Monte-Cristo, un truc horrible c’est genre le fils de Mercedes est aussi le fils d’Edmond, j’en passe et des meilleures et l’adaptation avec Depardieu est également une horreur. Pour le Cercle littéraire, ceux qui ont vu l’adaptation l’ont bien aimé.

          • Oui oui je confirme pour l’adaptation de Monte Cristo US. J’étais dans ma période fangirl absolue avec ma rererelecture du bouquin et j’suis tombée sur… cette chose.
            Disons que les mecs ils ont paaaaaas beaucoup lu le livre. C’est une hérésie daubesque sans nom. Avec un Guy Pierce qui ne sait pas trop ce qu’il fait là.

  2. J’avais voulu aller le voir, vu que je suis aussi une grande fan d’Agatha Christie, mais on me l’avait déconseillé parce que ça dénaturait le livre… ton article me prouve que j’ai bien fait de ne pas aller le voir 😀 puis les conneries romantico-psycho-empathiques, ça me les briiiiiise tellement ça ralentit l’action encore plus de ne rien apporter à l’intrigue. On est dans un policier, pas dans 50 shades of Grey’s Anatomy !

    • Non mais t’as vraiment une dent contre Grey’s Anatomy toi hein ! Leave Grey’s alone ! 😛

      Sinon c’est exactement ça, ils ont clairement essayé de mettre plus de sentiment dans l’histoire, il est vrai que dans le roman c’est plutôt froid (et encore, ce n’est pas le plus froid des Christie : Dix petits nègres, c’est encore pire. Dans l’Orient-Express on arrive à ressentir de la sympathie pour certains personnages. Dans DPN, on n’en a juste rien à faire qu’ils y passent tous^^), on ne ressent même pas la romance Mary Debenham-Colonel Arbuthnot. Mais bon s’ils voulaient de l’émotion à tout-va, il y avait d’autres romans de Christie à adapter.

  3. Rien que pour la Tchou-Tchou Edition, un article à lire :p

    Plus sérieusement … je ne comptais pas le voir. Je vénère David Suchet, et même la version avec Molina m’a fait hurler (le moment fun étant celui où tu vois que le chef de la ligne c’est l’acolyte de Derrick. J’ai ri. Enfin si c’est bien cette version. J’ai ri quand même). Mais je sais pas, je le sentais pas.

    Je trouve l’épisode de la série télé tellement <3

    Merci d'avoir souffert pour les pro Poirot out there, dear <3

    • Haha, je me suis fait marrer toute seule avec cette blague ^^

      Je dois confesser que l’épisode Orient Express d’Hercule Poirot m’a aussi fait tiquer, mais je suis plus indulgente avec la série parce que David Suchet est un fantastique Poirot (et j’adore aussi Hugh Fraser en Hastings et Pauline Moran en Miss Lemon). D’ailleurs si le Poirot de Branagh avait été on point, j’aurais beaucoup moins râlé sur cette adaptation !

      Je n’ai pas vu la version avec Alfred Molina, je note ça (et lol pour la réf à Derrick ^^).

      Et de rien 🙂 C’était une soirée entre copines, donc c’était chouette quand même. Et on peut d’ailleurs applaudir mes amies qui m’ont supportée pendant la séance… et après la séance ^^ ! Je sais que je suis super suante au sujet des adaptations 🙂

  4. J’adore ta critique! J’adore ce roman (même si contrairement à toi j’oublie beaucoup de détails) et j’étais curieuse de voir comment Kenneth allait s’en sortir. Bah j’ai râlé tout au long du film (heureusement je n’étais pas au ciné, je n’ai gêné qu’une personne xD). La cerise sur le gâteau c’est Poirot en action. J’ai failli m’étouffer.
    Par contre, je viens de voir qu’il existait une adaptation japonaise: rien que de voir l’affiche et la tête de leur Poirot j’ai ri.

    • Haha je suis ravie de savoir que je ne suis pas la seule à avoir fait ma ronchon 😛
      Poirot en mode homme d’action, c’était effectivement le pompon !

      Je viens de regarder le trailer de l’adaptation japonaise sur Youtube… Les mimiques de leur Poirot sont à mourir de rire !

      Et merci 🙂

  5. Hello Caro,
    Ton article m’a fait bien rire, sur la manière dont tu amènes les choses sur ton avis de cette interprétation!!
    J’avoue, que je n’ai jamais lu de livre d’Agatha Christie … oui c’est un crime et j’en ai bien conscience !! Mais le temps me manque et à chaque fois que je me dis allez, tu t’y mets un autre événement dans ma vie arrive. À croire qu’Agatha Christie et moi nous ne sommes pas compatibles, lol
    Donc, j’avoue encore une fois le film m’a beaucoup plu. Mais comme tu le dis je ne l’ai pas lu donc ça parait normal vu la qualité et l’originalité de ce film.
    Belle journée à toi, Lili.

    • Il n’est jamais trop tard pour commencer Agatha 🙂 Je trouve qu’elle se lit très bien sur la plage (en même temps, elle se lit très bien partout et en toutes saisons ^^), donc pourquoi pas pour cet été ? Tu peux même en choisir un dans le thème, par exemple « Les Vacances d’Hercule Poirot » se passe au bord de la mer. « La maison du péril » aussi.
      « Le train bleu » se déroule en partie chez nous, sur la Côte d’Azur.
      Tu peux aussi opter pour l’un de ce que j’appelle ses romans « fun » : « L’homme au complet marron » (qui est mon Christie favori), « Rendez-vous à Bagdad », « Pourquoi pas Evans ? »…

      Sinon je comprends tout à fait qu’on ait pu aimer le film si l’on n’a jamais lu le roman ou que l’on n’y est pas aussi attachée que moi (et aussi, si l’on n’est pas un-e psychopathe de l’adaptation) 🙂

      (et merci !)

  6. Etant une fidèle de Johnny Depp je me suis dit que je devais voir ce film, mais juste la bande-annonce ne m’a tellement pas donné envie !! Puis faut se dire que dans les films de Johnny qui sortent depuis 2 ans, il est bel et bien saoul …. C’est triste mais c’est la réalité :/

    • Ah Johnny… J’ai été amoureuse de ce mec pendant plus de deux décennies, depuis 21 Jump Street et Edward aux mains d’argent, je devais avoir dix ans. Ça m’a brisé le cœur en 2016 lorsqu’on a appris qu’il était violent avec sa femme… Depuis je continue à adorer l’acteur qu’il a été et certains de ses films, mais j’ai cessé d’aimer la personne.

      Je sais qu’il a toujours été assez troublé, et je suis triste que ses démons aient fini par le rattraper, d’autant que j’ai peur que ça finisse mal pour lui. Pour moi, il était l’acteur le plus talentueux de sa génération… Quel gâchis 🙁

      Dans Murder on the Orient Express, il joue Ratchett donc on ne le voit qu’au début, et heureusement. Je n’ai pas encore vu Fantastic Beasts, dans lequel il fait une apparition, et dans la suite qui sort cette année il a un rôle plus conséquent. Je me demande ce que ça va donner…

  7. Hello ! J’ai vraiment rigolé en lisant ton article. Je te comprends tout à fait, j’ai déjà éprouvé ce sentiment pour plusieurs films c’est pour ça que j’ai décidé de ne plus regarder d’adaptations de livres que j’ai lus.
    Sinon les livres d’Agatha Christie sont les premiers livres que j’ai lus. A l’époque j’empruntais ses livres à la bibliothèque. Malheureusement, je ne sais pas pourquoi mais j’ai arrêté de la lire et je n’ai pas lu Le Crime de l’Orient-Express. Du coup, lire ton article m’a rendu nostalgique et j’ai envie de reprendre la lecture de ces classiques.
    A bientôt !

    • Mais ouiiiiii remets-toi à Agatha ! \o/

      Je suis ravie si je t’ai donné envie de la relire. Mission accomplie ! ^^

      (et merci ! )

  8. Ah ah, tu m’as bien fait rire ! J’irai le voir pour me faire mon opinion, même si je risque d’être déçue. J’ai tellement adoré le livre, et surtout, j’ai aimé plus que tout Hercule Poirot joué par David Suchet.
    Le meilleur Hercule Poirot de tous les temps. Plus vrai que nature !

  9. Huhu, mandieu, qu’est-ce que j’ai ri ! Et je n’ai même pas vu le film, c’est dire. Ceci dit, vu ta critique assassine (au sens littéral, hein), ce ne sera sûrement pas le cas !

    • Haha. Il faut bien que je nourrisse mes petits cochons, même si ces bestioles ne se montrent pas toujours coopératives 🙂

      (et merci !)

    • Si c’est bien de l’adaptation de 1974 réalisée par Sidney Lumet dont tu parles, je l’aime beaucoup aussi !

      (et merci 🙂 )

  10. Je n’ai pas vu le film, je ne me rappelle pas si j’ai lu le livre ou pas (je crois que oui), je pense avoir vu le film de Lumet il y a très longtemps, mais (je ne vois pas pourquoi je mets mais) ta critique est hyper drôle 🙂

  11. Je l’ai vu et j’ai eu la même réaction que toi ! Je n’avais pas tout relevé car ma lecture remonte à plusieurs années, mais l’ersatz d’Hercule Poirot m’a exaspérée du début à la fin. Et les scènes d’action. Et le clin d’oeil tout pourri à la fin à Mort sur le Nil. Je suis sortie du cinéma bien bien remontée.
    En tout cas, merci de m’avoir autant fait rire !

  12. Alors, moi, j’ai ADOREEEEE ton article et surtout des insultes so british ! Et je te rejoins sur beaucoup de points, enfin tous les points. Je l’ai regardé pour la première fois hier soir et mon dieu la déception. Je n’ai pas besoin de m’étendre plus car tu as tout dit ce que je pensais. Le seul point positif que je relèverai c’est la qualité de l’image, prise de vue, paysage…

    • Oui la réalisation et la photographie sont pour moi les deux points forts du film, avec la prestation de certains acteur-rice-s.

      Et merci Alison 🙂 !

  13. Franchement…. article COUP DE COEUR! J’aime beaucoup comment tu as fait ta critique, avec humour, précision. J’ai pas vu les lignes passer, super super super article! Et je suis d’accord avec toi sur la plupart des points donc ouuf! Encore merci!

  14. Coucou,

    je suis allée voir ce film. C’est bien filmé et le graphisme et les images sont incroyables. Le casting est fabuleux aussi. Et pourtant… Je me suis ennuyée! Grave! C’est un livre que j’ai lu il y a de très nombreuses années…C’est froid, impersonnel…Avec mon Chéri, on a été très déçu!
    Quant à ta chronique elle est franchement incroyable. Ta façon d’écrire : j’adore!
    Maryline

    • C’est étrange parce que dans le roman, même si les personnages ne sont pas particulièrement attachants, on éprouve tout de même de la compassion pour eux. Là, j’ai l’impression qu’ils ont eu peur que les spectateurs n’arrivent pas à éprouver cette compassion (alors qu’à mon sens, dans le roman ça fonctionne très bien) et ils ont donc essayé d’ajouter des connexions émotionnelles… sauf que pour moi ils ont raté leur coup parce que ça fait artificiel… Ils auraient dû faire confiance aux spectateurs !

      Je pense que s’ils tenaient vraiment à moderniser Poirot, il aurait fallu faire comme dans la série Sherlock. Bon je ne sais pas trop comment j’aurais réagi à un Poirot contemporain, parce que je pense qu’il aurait fallu changer pas mal de choses vu qu’il s’agit d’un personnage assez daté déjà même dans son époque (alors que le Sherlock de Doyle est déjà assez moderne de mon point de vue, du coup même transposé à notre époque son personnage continue à fonctionner). Ce qui est sûr c’est qu’un Poirot moderne dans les 30’s, ça ne marche pas !

      Et merci beaucoup Maryline ! 🙂

  15. AHAHAHA MAIS CE RIRE !!
    Bon je vais pas épiloguer, t’as résumé ma pensée sur ce film qui est un gros prétexte pour Kenneth Branagh pour faire du Kenneth Branagh. NAN PARCE QUE normalement, Hercule Poirot, dans ce roman, il est plutôt en retrait comme pour donner toute la place nécessaire aux nombreux personnages d’exprimer tout ce qu’il y a à exprimer (et y en a des choses à exprimer), mais là Kenneth prend tout l’espace genre « C’est moi c’est moi le roi »… Avec en sus une moustache dégueulasse aussi énorme que son ego.
    Et puis, je sais pas si tu l’as vu en VO mais… C’EST QUOI CE VIEIL ACCENT FRANCAIS TOUT POURRI !
    Le seul truc « positif » : j’ai pleuré à la lecture du roman, j’ai pleuré devant la superbe adaptation des années 70 avec la brochette classe, de Syndey Lumet, et j’ai pleuré OUI JE L’AVOUE à la fin de cette adaptation. En même temps Michelle Pfeiffer et la musique donnent tellement tout et te poussent tellement à chialer que bon… c’était un peu obligé.

    Et Johnny Deep… Johnny Johnny…. Ce mec a le regard d’un renard mort depuis 3 ans. #RIPJohnny Comme dans les Animaux Fantastiques : on a pris son cadavre, on lui a foutu des ficelles partout et y a un mec qui le fait bouger (comme Yoda).

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