Où j’ai failli devenir le nouveau Michelangelo

Pas la tortue ninja, hein, mais le célèbre peintre italien de la Renaissance. Non parce que je ne sais pas vous, mais personnellement aller vivre dans les égouts et passer mon temps à faire semblant d’écouter les sermons d’un vieux rat mutant, ça me dit moyen, même en me goinfrant de pizza. En plus, je n’ai jamais pu m’encadrer cette coucourde d’April O’Neil.

Charlton Heston en Michelangelo dans le film The Agony and the Ectasy - Caro Bleue Violette

De toute façon Charlton Heston fait un bien meilleur Michelangelo que moi.

Si vous me suivez depuis longtemps, vous savez que ça ne va pas très fort depuis quelques années à cause d’une squatteuse surnommée la Grande Méchante D (plus connue sous le nom de dépression ou dans mon cas précis, syndrome anxio-dépressif sévère) qui, en 2010, s’est installée dans mon cerveau et a décidé d’y refaire toute la déco.

Lecteurs du blog : Ruh-roh. Ça sent l’article en mode Cosette, ça.

Au cours des sept dernières années, ma cohabitation avec la Grande Méchante D a connu des hauts et des bas : il y eu des périodes où elle mettait sa musique en sourdine et évitait de marcher avec ses talons, et d’autres où elle faisait un boucan pas possible. Il y a eu des phases où elle partait en vacances et où elle me laissait reprendre espoir, pour mieux revenir les valises emplies d’idées noires. Il y a eu des jours où je suis parvenue à fournir une assez bonne imitation d’un être humain fonctionnel, et d’autres où je me suis demandée pourquoi personne ne venait m’achever, comme on le fait pour les animaux mortellement blessés. Et surtout pourquoi je n’avais pas le courage de le faire moi-même.

Lecteurs du blog : Haaaaan on le savait ! Lecteurs à Tour de Contrôle Blogosphérique, mayday, mayday ! Nous venons d’être pris en otage par une pirate de texte qui menace de nous faire crasher si nous ne lisons pas son article à propos de… A propos de quoi, d’ailleurs ? Sur quoi tu vas encore chouiner ?

Sur ces derniers mois. Qui ont été les plus durs depuis que la Grande Méchante D s’est raboulée.

Lecteurs du blog : Et pourquoi tu nous racontes ça à nous, et pas à un psy ? Eux au moins ils sont payés pour t’entendre te lamenter sur le sort de ton pauvre petit nombril. Alors que tu ne nous files jamais le moindre centime !

Probablement parce que j’ai besoin de sortir tout ça de mon système et qu’écrire sur ce blog a toujours été ma meilleure forme de thérapie.

Puis de toute façon, vous n’avez pas le choix, ceci est un détournement. Non mais. Les otages, faut toujours que ça râle, c’est infernal.

Masks 1 by John Hain - Michelangelo - Caro Bleue Violette

J’ignore pourquoi mais depuis 2013, le mois de mai et moi ne sommes pas très potes. C’est toujours à ce moment-là de l’année qu’un tas de problèmes et de mauvaises nouvelles me dégringolent sur le coin du museau et c’est également l’époque où je fais ce que j’appelle mon traditionnel Big Bang annuel : c’est-à-dire une énorme crise d’angoisse qui dure plusieurs semaines et qui finit généralement par me conduire aux urgences au beau milieu de la nuit, persuadée que ça y est, cette fois c’est la bonne, je vais crever. Mai 2017 n’a malheureusement pas fait exception à la règle : pour être franche, je n’allais déjà pas très bien depuis mi-avril et mai a juste enfoncé le clou à l’aide d’une grosse batte de base-ball entourée de fil de fer barbelé (malheureusement non livrée avec Jeffrey Dean Morgan, ce qui est scandaleux).

J’ai d’abord appris une très mauvaise nouvelle concernant un membre de ma famille et mon inquiétude s’est additionnée à celle que j’éprouvais déjà à propos d’un autre de mes proches. Ajoutez à cela un problème administratif qui dure depuis des mois parce qu’il tarde à se régler et qui me met dans une situation compliquée ; un contexte politique anxiogène ; le fait qu’un an après m’être lancée en auto-entrepreneuriat il n’y ait toujours personne qui veuille donner du travail à la rédactrice de presse freelance que je suis ; que ça fait dix ans cette année que j’ai obtenu mon master et que mon existence est très loin de ressembler à ce à quoi je pensais qu’elle serait à présent (elle est d’ailleurs très loin de ressembler à quoi que ce soit tout court) ; que je psychosomatise tellement ces derniers temps que j’ai des douleurs diverses dans tout le corps et que chaque semaine je me découvre les symptômes d’une grave maladie (#HypocondrieMonAmour) (et quand j’aurais épuisé le catalogue des maladies connues, je pense que je vais commencer à en inventer de nouvelles) ; le sentiment que j’ai raté ma vie ; et l’approche d’un trente-cinquième anniversaire dont je ne vois pas bien comment je vais pouvoir le fêter autrement qu’en buvant du champagne tout en m’ouvrant les veines dans ma baignoire, en me loupant parce que je serai pompette et en chopant bêtement le tétanos parce que bien sûr la lame sera rouillée et que la dernière fois que j’ai eu un vaccin de rappel pour ça, j’étais encore mineure – et vous comprenez pourquoi je suis en train de me payer le plus long Big Bang de l’Angoisse Annuel que j’aie jamais connu ! 

En quoi cela consiste ? Laissez-moi vous dire que c’est beaucoup moins fun (et vachement moins classe) que de créer l’Univers. J’ai en permanence des douleurs dans la poitrine et j’hyperventile régulièrement tel Dark Vador dont le système de filtration d’air aurait bugué. Hyper sexy, surtout quand cela vous arrive en pleine rue : autant vous dire que ce n’est vraiment pas le moment que le Prince Charmant croise mon chemin parce qu’avec ma chance habituelle, vous pouvez être sûrs qu’il va me tomber sur le râble pile au moment où je serais effondrée sur un trottoir en train de haleter comme un vieux lamantin asthmatique.

Masks 2 by John Hain - Michelangelo - Caro Bleue Violette

Cependant, il y a du progrès : cette année, j’ai réussi à résister à la tentation d’aller aux urgences subir trois tonnes d’examens pour finalement m’entendre dire que mes symptômes, pourtant bien réels, n’ont aucune cause et qu’ils sont d’ordre psychosomatique. Du coup, au lieu de creuser un peu plus le trou de la Sécu et de faire suer le personnel médical de tous les services d’urgences des environs (qui ont très probablement une alerte qui se déclenche chaque fois que l’agent d’accueil enregistre ma Carte Vitale dans le système : code rouge, code rouge, Super Anxieuse vient de pénétrer dans nos locaux, chaque membre du personnel doit immédiatement se rendre à son poste de combat, ceci n’est pas un exercice, je répète, ceci n’est pas un exercice), je me contente de m’avachir sur mon lit (le sol, un bout de trottoir, des escaliers, le rebord d’une fontaine – et accessoirement de coller la frousse aux passants) et d’attendre soit que ça passe, soit que j’y passe (pour ceux qui ne sont pas familiers avec le fonctionnement d’une crise de panique, il faut savoir que ça donne l’impression qu’on est en train de mourir, d’autant plus que les symptômes sont souvent similaires à ceux d’un infarctus).

En revanche, ma vieille pote Insomnie s’est crue obligée de revenir poser son gros derrière au bord de mon lit toutes les nuits. Ce qui donne à peu près ceci : 

Insomnie (voix de cagole) : Coucou, c’est moi ! Tu fais quoi ?

Moi : Je compte les licornes, ça ne se voit pas ?

Insomnie : Normalement on compte plutôt les moutons mais il faut toujours que tu fasses ton intéressante, hein. Puis franchement, cette obsession des licornes à ton âge, c’est ridicule.

Moi : Vire de là, vile morue du Vieux Port de Marseille !

Mais la saleté reste là où elle est et fait la fête toute la nuit avec la Grande Méchante D. Qui elle ne s’est jamais mieux portée, merci de demander.

Et bien évidemment ni la médecine traditionnelle, ni la médecine douce, ni la pratique de la pensée positive ou de la méditation n’agissent actuellement sur mon anxiété, mon syndrome dépressif et mon insomnie. Ce serait trop facile, pensez-vous. Ce Big Bang 2017 résiste à tout. Je ne peux rien faire d’autre qu’attendre qu’il décide d’aller voir ailleurs si j’y suis. Ou qu’il me fasse exploser la tête comme un soleil.

Résultat : ces derniers mois, je ne compte plus les heures que j’ai passées allongée sur mon lit à regarder le plafond. Si je n’avais pas été sujette au vertige, j’aurais acheté un escabeau et aurait recréé le plafond de la chapelle Sixtine sur le mien (en version bonhommes allumettes, mes capacités s’arrêtant à ces derniers en matière de représentation humaine) – mais comme je ne suis pas fichue de grimper sur une chaise sans avoir immédiatement la tête qui se met à tourner… #BonneARien. C’est ballot, n’empêche : dire que je suis passée à ça de devenir le nouveau Michelangelo !

Masks 3 by John Hain - Michelangelo - Caro Bleue Violette

Cela dit, il y avait un projet qui parvenait à me motiver suffisamment pour que je me détourne de temps en temps de la contemplation de mon blanc plafond : celui de professionnaliser mon blog. J’ai suivi plusieurs formations à cet effet depuis le mois de mai et j’y croyais. J’espérais pouvoir générer un petit revenu grâce à ce blog, ce qui aurait été à la fois une reconnaissance de tout le temps et l’énergie que je lui consacre (je le répète, parce que la plupart des gens qui ne bloguent pas n’en ont pas conscience : bloguer est quasiment un travail à part entière) ainsi qu’un prolongement de mon métier.

Malheureusement, ce rêve vient de me claquer à la figure comme une bulle de chewing-gum. Notez toutefois que je n’ai pas la moindre idée du genre de douleur que cela peut causer vu que je n’ai jamais su faire de bulles avec un chewing-gum. Quand je vous dis que je suis bonne à rien ! Un jour, je vous dresserai la liste de tous les trucs que le monde entier et leurs mères savent faire sans problème et que je ne suis pas fichue de maîtriser. Comme ça, lorsque vous aurez un coup de blues, vous pourrez venir la lire pour vous réconforter : Mouahahaha, j’ai passé une sale journée mais moi au moins je sais faire mes lacets ! (en vrai, je sais les faire mais on dirait qu’ils ont été noués par une gamine de cinq ans).

Où en étais-je ? Ah oui, chewing-gum, bulle, wip, clip, crap, bang, vlop, zip, shebam, pow, blop, wizz, dans mon comic strip. Ou dans ma face. Je ne sais plus. Serge, dégage de mon article, tu m’embrouilles ! 

Il s’avère que mon blog n’est pas professionnalisable en l’état. Apparemment fourre-tout/racontage de vie n’est pas une niche assez porteuse, surtout qu’il paraît que je ne vends pas suffisamment de rêve. Sans déconner. Pour en vendre, faudrait déjà que j’aie la vie adéquate, hein. Puis de toute façon, j’ignore totalement comment vendre du rêve. Comment me vendre tout court en fait. Cette incapacité à vanter mes atouts a toujours constitué l’un de mes plus gros handicaps. Me mettre en valeur, attirer la lumière du projecteur sur mes points forts, me dévoiler sous mon meilleur jour sont des choses que je n’ai jamais su (et ne saurai probablement jamais) faire, parce qu’elles ne sont pas dans ma nature.

L’autodérision, l’autodépréciation, l’exagération de mes défauts et l’emphase sur les caractéristiques les moins flatteuses de ma personnalité (comme ma maladresse pathologique, ma bouletterie caractérisée, ma tendance à toujours ouvrir mon grand bec quand il ne faut pas, mon trouble anxieux et les nombreuses phobies qui en découlent, ma propension à tout dramatiser, etc) – voilà des concepts que je maîtrise à la perfection. Si je me mets en scène, c’est forcément sous un jour comique, voire ridicule. L’élégant, le glamour, le sexy, je ne sais pas faire. Même si j’avais effectivement une vie de rêve, je trouverais encore le moyen de m’en moquer. Tout simplement parce c’est la façon dont je suis câblée. Et ce n’est pas de ma faute, ce n’est pas moi qui ai effectué les branchements, mais clairement des ornithorynques en état d’ébriété. 

Bref, pour professionnaliser mon blog, il faudrait que je le modifie entièrement. Ou que j’en crée un nouveau, sur un thème propre à attirer le chaland – ce qu’on appelle « une niche porteuse ». Sauf que oui mais non (Mylène, c’est pas le moment, je suis en plein article, là). Cela fera bientôt 8 ans que je tiens CBV, c’est mon bébé et on n’abandonne pas ses enfants sous prétexte qu’ils ne nous rapportent pas d’argent. Et j’aime que ce soit une sorte de foutoir thématique parce qu’il reflète en cela ma personnalité. Il restera donc tel qu’il est, même si je ne peux pas le professionnaliser.

Cela dit, je ne vous cache pas que ce constat a achevé mon moral, déjà pas bien vaillant, qui est illico parti se jeter au fond de la Fosse des Mariannes (le point le plus profond du globe). Je ne vous raconte pas le bordel que ça va être pour l’en remonter. Va falloir lui envoyer du sous-marin de compétition. Vous croyez que je peux réclamer le Yellow Submarine des Beatles ? Ou l’Octobre Rouge avec Sean Connery (sur qui j’ai un crush) aux commandes ?

Charlton Heston - The Agony and the Ectasy - Caro Bleue Violette

Charlton, enlève ce pinceau de ta bouche et dis au revoir aux lecteurs, s’il te plaît.

Voilà ce détournement de texte est maintenant terminé, je vous remercie d’y avoir participé, même si ce n’était pas de votre plein gré. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup (Rah. Vas t’en, France ! Mais qu’est-ce que vous avez tous aujourd’hui ?). Sachez que d’être écoutée c’est déjà d’une aide énorme pour moi. Alors merci de m’avoir lue ♥ ! 

16 réflexions au sujet de « Où j’ai failli devenir le nouveau Michelangelo »

  1. Moi non plus, je n’ai jamais réussi à faire une bulle avec ce foutu chewing-gum. Je suis rassurée de savoir que je ne suis pas la seule 🙂
    (et j’ai un ‘tit coup de cœur pour Sean Connery ♥)
    (et j’ai souvent des chansons qui me viennent en tête à cause de mots que je lis/entends ^^)

    • On devrait créer une Confrérie des Laissés-Pour-Compte des Bulles Chewing-Gumesques ! 😛

      Le coup des chansons ça me le fait constamment ^^

  2. Coucou ma belle, comme toujours tu trouves les mots pour parler de choses graves tout en nous faisant rire. La vilaine Mme D étant venue envahir mon quotidien il y a quelques années, je te comprends tout à fait.
    Au sujet de la professionnalisation, et si tu étais l’exception à la règle, ton blog est bien installé, tes lecteurs sont là, tu génères du trafic, pourquoi ne pas tenter quand même, après je ne sais pas de quoi il s’agit exactement et si ça te coûte un bras de te lancer, je comprends ta crainte mais si l’investissement est moindre lance-toi.
    Après tu as réellement un don pour l’écriture, pourquoi ne pas en écrire un disponible en ligne uniquement, beaucoup moins onéreux que si tu dois trouver une maison d’édition.
    Je te souhaite sincèrement d’y arriver et surtout le principal est de continuer à avoir espoir 🙂

    • Ce que je veux dire par professionnaliser le blog, c’est en fait avoir des articles sponsorisés. Ce qui présente deux difficultés : d’abord, il faut avoir des statistiques adéquates, sachant que les marques demandent un minimum de 5 000 visites par mois et que la plupart ne prennent qu’à 10 000 v/m. Ensuite il faut trouver les bonnes collaborations parce que je ne veux pas parler de quelque chose qui ne conviendrait pas à la ligne éditoriale du blog (même s’il n’y en a pas vraiment une mais je me comprends ^^) ou à mes valeurs. Par exemple, je pratique la slow cosmétique, je ne vais donc pas faire de partenariat avec une grande marque cosmétique traditionnelle. Ou encore, étant végétarienne, je ne vais pas faire de partenariat avec une marque de viande.

      Mais le premier chantier concerne les statistiques et pour l’instant c’est un peu la cata 🙂

      Merci pour tes encouragements Laulia ! <3

  3. J’aime beaucoup (enfin façon de parler ! :)) quand tu te livres comme ça, c’est émouvant, c’est triste mais ça permet de mieux te connaître et de voir que derrière la personne qui parle avec humour il y a quelqu’un qui souffre et qu’on a envie de serrer dans ses bras (ou de réconforter par d’autres moyens, je ne suis pas très « hug » :)) et je me dis que, peut-être, grâce à ce que tu écris et nous qui sommes là pour écouter et te lire, tu ne vas pas te couper les poignets en buvant du champagne… Et puis pour la professionnalisation de ton blog, c’est dommage mais pour rien au monde je ne voudrais que tu changes ce que tu y dis et la façon dont tu le dis.

    • Je ne suis très « hug » non plus 🙂

      Merci beaucoup Frankie pour tes mots ♥

      (oh et le coup de la baignoire, c’est de l’humour noir. Je sais que ce n’est pas du goût de tout le monde, mais plaisanter sur le mot en S m’aide beaucoup quand j’ai des idées pas très roses ^^)

  4. Un article plein d’émotion. j’espère que tu trouveras la paix. Je te le souhaite.
    Pour écrire un livre tu peux être auto éditeur avec les service amazon qui permet de publier son livre à moindre coût par contre il faut prévoir un imprimeur si on veut qu’il soit en librairie car amazon est un peu plus cher (d’après ce qu’on m’a dit)

  5. Ben moi ton blog je le trouve beaucoup plus attractif que d’autres qui ont beaucoup de vues !!! Y en a, elles se sentent obligées d’être cucul et ça marche ! Toi, ben t’es toi-même, et t’as peut-être pas 100000 vues par jour ni de niche (genre t’es un clebs), mais moi, ben j’accroche (d’ailleurs j’attends ta newsletter qui doit arriver le 15, donc aujourd’hui) 🙂

    Sinon, si ça peut te rassurer, je n’ai jamais jamais jamais su:
    – siffler
    – faire des pompes
    – faire des demi-pompes
    – rouler ma langue
    – rouler à vélo uniquement sur la roue arrière (en tirant le guidon)

    • Oups pour la newsletter 😳 ! Mais promis c’est pour le 1 er septembre, elle est prête de toute façon (enfin quasi, parce que forcément va falloir que je change une partie du texte ^^)

      Je suis effectivement moi-même et c’est justement une partie du problème 😛 J’ai fait le choix de ne pas glamouriser ma vie (d’autant que j’aurais du mal, je n’ai jamais été glamour comme fille, je suis trop feignasse pour ça. Ha) et surtout de parler franchement de certaines choses qui sont encore pas mal taboues, parce que je sais que ça peut aider d’autres personnes dans la même situation que moi. Vendre du rêve n’a jamais été mon objectif. Mais apparemment c’est ça qui fait recette sur la blogo.

      Je ne sais pas siffler non plus ! Et je ne sais pas me moucher correctement, je n’ai jamais su souffler par le nez. Les pompes j’y arrive à peu près mais je m’écroule après la première donc pour ce que ça me sert 😛

      Et rouler à vélo sur la roue arrière mais même pas j’essaie, vu la cata ambulante que je suis, c’est obligé que ça va mal finir, lol !

      Merci Marina ♥

  6. On devrait faire payer un loyer à Madame D, ça fait 13 ans qu’elle squatte chez moi aussi, et qu’elle laisse trainer ses chaussettes sales, ça devient lourd !

    En tout cas désolée que tu n’aies pas pu rendre ton blog professionnel (pourtant il le mérite, je l’adore et je trouve que tu écris super bien) (en passant même si cet article là est triste au fond, tu m’as quand même fait rire comme une dinde bourrée), mais je suis contente que tu ne l’abandonnes pas pour autant parce que c’est vrai qu’on abandonne pas son bébé juste parce qu’il n’est pas rentable (on peut le faire s’il est chiant à la rigueur) (ou s’il est stupide) (ou s’il aime Claude François)
    Bref, j’espère que ça ira mieux autant pour le moral, les insomnies pourries que pour le reste 😉

    (Sinon moi non plus je ne sais pas faire de bulle avec le chewing-gum et je songe à faire un procès à mes parents pour ça)

    • Han c’est clair, on devrait carrément la faire raquer, cette grognasse ! 😛

      Mouahaha pour le procès, moi j’envisage toujours de poursuivre les miens pour ma coordination approximative ^^

      Je suis ravie de t’avoir fait rire comme une dinde bourrée, c’est fait pour !

      Merci pour tes mots Aethel ♥

      (ps : j’aime bien Claude François, moi ^^)

  7. Coucou, ton texte m’a beaucoup émue et je te trouve très courageuse d’aborder ton état d’esprit avec tes lecteurs. C’est très touchant ! Dernièrement, j’ai fait des exercices de développement personnel grâce à une coach pour femmes américaines, et ça m’a beaucoup aidée à prendre confiance en moi. Si tu comprends l’anglais, tu peux te rendre sur le site de Tara Mohr ! Elle propose 10 règles aux femmes pour les aider à prendre confiance en elles et j’ai trouvé que ça marchait bien 😉 Bon courage à toi !

    • Courageuse, je ne sais pas. Je le fais parce que cela m’aide et que je me dis que si des gens dans la même situation que moi me lisent, cela les aidera peut-être un peu aussi.

      Sinon je pratique le développement personnel et les pensées & psychologies positives depuis plusieurs années. Il y a des périodes où ça marche et d’autres où ça fonctionne moins bien ^^

      Merci beaucoup Héloïse 🙂

  8. Ben dis-moi, ç’a pas l’air d’aller fort 🙁
    Mais rassure-toi, tout n’es pas perdu, bien au contraire.
    Ce qui m’a frappée en lisant ton texte, c’est que tu as un sens de l’autodérision tout à fait hors du commun.
    C’est ça que tu devrais professionnaliser : écrire des textes satiriques, transformer des drames en comédies, pourquoi pas exercer une activité créatrice autour de la parole (activités pour permettre de se libérer de traumatismes en prenant de la distance par rapport à ce dont on souffre par le rire)
    Cela pourrait même intéresser à mon avis de grosses associations d’aide aux victimes comme la Croix Rouge…
    En voyant les choses de l’extérieur, c’est sûr y’a ka.
    Mais je sais bien que dans ces situations les thérapies douces ne sont pas les meilleures.
    Je suis loin d’être une pro médicaments, mais à ta place j’essaierais un antidépresseur, le temps de te remettre sur pied, quitte à passer ensuite à des thérapies douces.
    Mais une solution radicale : la marche. Une heure de marche dans un grand parc, c’est le meilleur des shoots.
    Bon, trêve de bavardage, on viendra aux nouvelles de temps en temps.
    Bisous

    • Je considère mon autodérision comme une bénédiction, je crois que le jour où je ne serai plus capable de rire de moi-même, c’est là que je serai vraiment fichue 😛

      J’adore l’idée que tu suggères, mais elle n’est pas pour moi, déjà parce que d’autres font déjà ce genre de choses, bien mieux que je ne pourrais le faire ; et ensuite parce qu’en tant que phobique sociale, je ne serai pas capable d’interagir avec les gens. C’est une chose de parler de tout ceci bien à l’abri derrière mon blog, c’en est une autre de le faire en public 🙂

      Pour les antidépresseurs, il s’avère que je ne les supporte pas, chaque fois que j’ai essayé, j’ai eu de gros effets secondaires, donc j’ai laissé tomber.

      Pour la marche, ça je pratique, d’autant plus que je suis piétonne ^^

      Merci pour ton commentaire, Giacometti 🙂

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