Punky Brewster (La neuneu des collines #7)

Petits bouts de la vie ultra-glam’ et passionnante d’un boulet professionnel

En ce moment je fais du tri dans mes dossiers, et l’autre jour j’ai retrouvé deux articles, initialement publiés sur la V1 du blog en 2010 et 2011, dans lesquels je raconte quelques-unes de mes bouletteries. C’est donc une édition spéciale vintage ! 

Punky Brewster - La neuneu des collines 7 - Caro Bleue Violette

Punky Brewster (du nom de l’héroïne d’une sitcom que je regardais enfant. Punky portait toujours des chaussures dépareillées)

– Bonjour, je voudrais deux baguettes, s’il vous plaît.

Je tends ma monnaie à la boulangère, elle me tend mon pain, je m’éloigne du comptoir en lui souhaitant une bonne journée… lorsqu’elle m’interrompt par un grand éclat de rire. « Regardez vos chaussures ! ». Je baisse les yeux… et éclate de rire à mon tour.

Il se trouve que je possède la même paire de ballerines dans deux coloris différents : noir et violet. Et ce matin-là, j’avais enfilé une ballerine de chaque couleur. Résultat, gros fou rire général dans la boulangerie !

Edit 2016 : il se pourrait que cette mésaventure me soit arrivée encore une fois depuis. Ahem.

***

La prochaine fois que je vais à la piscine, j’emporte la télécommande :

Quand je vais à la piscine, pour ne pas perdre de temps dans les vestiaires, j’ai l’habitude d’arriver avec mon maillot déjà sur moi, en emportant évidemment mes sous-vêtements dans mon sac. Sauf que ce soir-là…

Moi (fouillant frénétiquement dans mon sac) : Mais où il est passé, ce p***** de shorty ? Et mon c** de soutif, où il est ? Ils se sont fait la malle pendant que je nageais ou quoi ?!

Shorty (chez moi, tranquillement installé sur mon canapé) : Ah on n’est pas bien, là, mon pépère ?

Soutif (également tranquillement installé sur mon canapé et tripotant la télécommande) : Non mais carrément, gros ! C’est le pied ! Elle devrait nous oublier plus souvent ! Ҫa commence à quelle heure, déjà, Plus belle la vie ?

Mon maillot étant trempé, j’ai donc pour la première fois de ma vie expérimenté le fait de me balader nue sous mes vêtements. Heureusement que je n’habite pas très loin de la piscine !

Rudolf le renne au nez rouge - La neuneu des collines 7- Caro Bleue Violette

Rudolph le renne

Un matin, en me regardant dans le miroir, j’ai la désagréable surprise d’y croiser le reflet de Rudolph, vous savez, le petit renne du Père Noël. Je m’explique : le bout de mon nez est rouge et enflé, et mon nez est douloureux au toucher sur toute sa longueur. Tout d’abord, je n’y comprends rien.

Mais après cinq minutes de réflexion, je finir par me souvenir que je me suis encore pris une porte dans la figure la veille au soir. Il faut savoir que je suis affligée d’une très curieuse manie : celle de vouloir passer les portes avant qu’elles ne soient ouvertes. Illustration :

Cerveau : Ouvre la porte !

Bras : Ouais, ouais, deux secondes, y’a pas le feu…

Jambes : En avant !

Cerveau : Non, non, stop, Bras n’a pas encore ouvert la pooooooooo….

Cerveau : …oooorte. Aïe ! 

Jambes : Oups ! Désolées !

Bras : Ouais, ouais… Bon tu disais quoi, Cerveau, déjà ?

Cerveau (trépignant de douleur) : J’en ai marre de bosser avec des tocards pareils, j’en ai marre… Chaque fois, c’est la même chose et ça fait 28 ans que ça dure. C’est quand même pas compliqué d’OUVRIR UNE PORTE AVANT D’ESSAYER DE LA FRANCHIR !

C’est comme ça que j’ai récolté une succession de bosses diverses au cours des années, ainsi qu’un superbe œil poché. Mais alors le nez, je dois dire que c’est la première fois. Tout ce que j’espère, c’est qu’il n’est pas cassé !

Edit 2016 : comme mon nez ne désenflait pas, j’ai fini par aller consulter. Au final il n’était pas cassé, mais j’ai évidemment dû expliquer comment je m’étais fait ça et le médecin des urgences s’est bien marré.

***

Minou, minou, minou…

Je suis tranquillement en train de vaquer à mes occupations chez moi lorsque tout à coup, j’entends un bruit dans le couloir, comme un petit gémissement.

Intriguée je m’approche de ma porte d’entrée et j’entends à nouveau le son : celui-ci se répète d’ailleurs à intervalles réguliers. On dirait quelqu’un qui pleure… Un bébé ? Non, pas un bébé… Un chat ! Mais oui c’est ça, il y a un chaton qui pleure quelque part dans mon immeuble, sûrement perdu, probablement affamé, peut-être même blessé !

Ni une ni deux, me voilà partie à la recherche de la pauvre petite bête qui continue à miauler. Me guidant à sa voix, je comprends vite qu’elle ne se trouve pas à mon étage mais soit dans les escaliers, soit à l’étage du dessus. J’entreprends donc de grimper au second en appelant tout doucement : « Minou, minou, minou ».

Mais de minou point. Ni dans les escaliers, ni au second étage, je vérifie même dans l’ascenseur au cas où, mais pas le moindre chat en vue. Et comme les miaulements se sont interrompus, je ne peux plus me guider au son. J’appelle encore (Minou, minou, minou) et c’est là que la porte d’un des appartements de l’étage s’ouvre et qu’une de mes voisines, que je connais seulement de vue, apparaît.

La voisine : (qui se retient visiblement de rire en découvrant ma queue-de-cheval de traviole et mon air éperdu) : Vous cherchez votre chat ?

Moi (embarrassée) : Oui… Heu non, je n’ai pas de chat… Mais oui j’en cherche bien un. J’ai cru entendre un chat miauler dans le couloir alors je suis sortie voir. J’habite l’étage d’en-dessous.

La voisine (qui a maintenant très clairement du mal à se retenir de rire) : Un chat ? Vous êtes sûre ? Parce que je n’ai vu ni entendu de chat… Mais peut-être que ça venait de l’intérieur de l’un des appartements ?

Moi (me rendant compte que la gourdasse que je suis n’avait même pas envisagé cette possibilité) : Heu… Ah oui, sans doute.

La voisine : C’est sûrement ça ! Ne vous tracassez pas, il n’y a pas de chat abandonné dans le couloirAllez, bonne après-midi !

Elle s’apprête à refermer sa porte lorsque le miaulement se fait de nouveau entendre, et cette fois-ci je perçois très clairement qu’il provient de l’appartement au fond du couloir (c’est-à-dire celui situé juste au-dessus du mien).

Moi (à la voisine) : Là, écoutez, vous entendez ?

La voisine (qui ouvre de grands yeux et me regarde d’un air à la fois stupéfait et inquiet pour ma santé mentale) : Ҫa ? Mais ce n’est pas un chat, ça, ce sont les nouveaux locataires qui font des travaux ! 

Eh oui, le miaulement en question, c’était tout bêtement un bruit de scie. A ma décharge, la première fois que je l’ai entendu, c’était de chez moi, le son était donc déformé. Ensuite, eh bien une fois que je m’étais mis en tête qu’il s’agissait d’un chat, ça ne pouvait être qu’un chat.

Edit 2016 : depuis j’ai déménagé deux fois, et figurez-vous que ça m’est encore arrivé. Une fois j’ai de nouveau cru que c’était encore un chat et la seconde fois que c’était un bébé. La première, il s’agissait une fois de plus de voisins en pleins travaux et la seconde… de voisins en pleins ébats ^^ 

2 réflexions au sujet de « Punky Brewster (La neuneu des collines #7) »

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