Bet Me – Jennifer Crusie

Minerva Dobbs, 33 ans, se fait larguer dans un bar trois semaines avant le mariage de sa sœur : cependant, ce qui l’ennuie le plus ce n’est pas tant de perdre ce crétin de David mais le fait de se retrouver sans cavalier pour la noce, ce qui va encore apporter de l’eau au moulin de sa mère qui passe son temps à la critiquer. Quelques minutes plus tard, Min surprend un pari dont elle fait l’objet entre David et Calvin Morrisey, un beau gosse à la réputation de tombeur : le premier laisse un mois au second pour mettre Min dans son lit. D’abord furieuse, elle réalise ensuite qu’elle pourrait tourner la situation à son avantage : après tout, elle a besoin d’un cavalier.

Bet Me - Jennifer Crusie - Caro Bleue Violette

J’ai adoré Min, son sens de l’humour, sa passion pour les chaussures fantaisie, sa manie de citer des statistiques, le fait qu’elle soit childfree et son amour pour Elvis Presley (dont elle attend la réincarnation, ce qui m’a bien fait rire parce que personnellement j’attends celle de Paul Newman). J’ai adoré sa façon de tenir la dragée haute à Cal et de taper sur les nerfs de celui-ci. J’ai adoré le trio qu’elle forme avec ses deux meilleures amies, Liza et Bonnie ; de même que le trio formé par Cal, Roger et Tony (la dynamique de groupe entre eux 6 est géniale). J’ai évidemment complètement craqué pour Cal. Et j’ai eu une forte envie de claquer la mère de Min qui est une insulte au féminisme et qui passe son temps à harceler Min au sujet de son poids (elle a toutefois une réplique mémorable à la fin du roman). Certes, le récit n’échappe pas à un certain nombre des clichés habituels de la romance (et les relations évoluent beaucoup trop rapidement) mais il est bien rythmé et les dialogues sont hilarants.

Dans Bet Me (Séduis-moi si tu peux, en français), on trouve également un irrésistible neveu de 8 ans, des If Dinners, une théorie du chaos, du poulet au marsala, des ex qui essaient de semer la discorde, un autre pari que Cal n’a pas fait même si tout le monde croit le contraire, et des boules à neige. Cependant, l’élément qui m’a le plus plu dans ce livre c’est que Min est ronde, et pas « je fais du 40 et j’ai juste le bas du dos cambré » ronde : non, Min est vraiment ronde et elle le reste. Elle n’essaie pas de mincir pour Cal. Il ne lui demande pas de mincir pour lui (encore heureux, hein. Si un mec vous demande ne serait-ce que de perdre un kilo pour ses beaux yeux, réexpédiez cet abruti aussi sec chez sa mère, il n’en vaut pas la peine).

Min ne change pas non plus subitement d’avis à propos du fait qu’elle ne veut pas d’enfants, car elle a eu l’intelligence de se mettre en couple avec quelqu’un qui n’en veut pas non plus. Oui parce que c’est que vous faites quand vous êtes childfree, vous vous casez avec quelqu’un qui l’est aussi : parce que non, lorsque vous ne voulez pas d’enfants, vous ne changez pas d’avis comme par magie en rencontrant « la bonne personne » (ce genre de volte-face, qu’on croise parfois dans les livres ou séries, m’agace profondément) Rien que pour ça, merci Jennifer Crusie ! Je réclame plus de romances avec des héroïnes grosses et childfree. 

6 réflexions au sujet de « Bet Me – Jennifer Crusie »

  1. Mais du coup, tu gères bien le jonglage avec des citrons tout en lisant ou c’est encore délicat ?
    Bienvenue dans ce rendez-vous, je suis ravie de lire ta proposition vu que je ne connais pas ^^
    Je mets des paillettes et à bientôt.

    • J’ai malheureusement dû renoncer au jonglage, avec ma coordination digne d’une otarie bourrée, ça ne le faisait pas 😛

      Merci, j’aime beaucoup l’idée de ce rdv !

Dites un truc chouette, un truc à paillettes, un truc qui fait des claquettes ou même un truc qui n'a ni queue ni tête :-)