Le Petit Copain Sans Tête et autres légendes urbaines

Si comme moi vous avez été ado dans les années 90, vous avez probablement participé à des soirées pyjama au cours desquelles l’une des invitées (toujours la même) s’amusait à terrifier ses camarades en leur racontant (entre autres, la petite sadique possédant généralement un répertoire d’histoires glauques bien fourni) les six légendes urbaines dont je m’apprête à vous parler : Le Petit Copain Sans Tête, Le Tueur A La Fenêtre, Le Chien Sous Le Lit, Aren’t You Glad You Didn’t Turn On The Light, Le Tueur Sur La Banquette Arrière et La Baby-Sitter.

A moins que vous n’ayez entendu ces histoires en colonie de vacances, tandis que vous grilliez des marshmallows au-dessus d’un feu de camp. Bon ça, c’est surtout si vous êtes américain ou scout – ou alors c’est juste la mairie de ma ville qui n’a rien compris au concept de colonie de vacances, parce que quand je suis partie trois semaines en colo en Corse, je n’ai pas eu droit au moindre feu de camp (alors qu’on dormait pourtant soit sous la tente, soit à la belle étoile).

Je n’ai pas non plus mangé une seule guimauve. En revanche, comme je n’étais pas encore végétarienne à cette époque, j’ai goûté au saucisson d’âne. Qui, en réalité, n’est pas du tout une spécialité corse : c’est une légende urbaine. Le saucisson d’âne vendu sur l’Ile de Beauté est un attrape-touriste le plus souvent fabriqué en Italie, et qui est constitué en majeure partie de viande de porc ; quant à la petite quantité de viande d’âne qu’il contient, elle provient d’Amérique du Sud.

Remarquons au passage que les légendes urbaines françaises semblent nettement moins spectaculaires que les légendes américaines. Inutile de vous dire qu’elles ne sont pas près d’être portées à l’écran : je doute qu’Hollywood ait envie de tourner un film à propos de l’effroyable légende urbaine du Faux Saucisson d’Âne

Paysage nocturne de forêt

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