Le Petit Copain Sans Tête et autres légendes urbaines

Si comme moi vous avez été ado dans les années 90, vous avez probablement participé à des soirées pyjama au cours desquelles l’une des invitées (toujours la même) s’amusait à terrifier ses camarades en leur racontant (entre autres, la petite sadique possédant généralement un répertoire d’histoires glauques bien fourni) les six légendes urbaines dont je m’apprête à vous parler : Le Petit Copain Sans Tête, Le Tueur A La Fenêtre, Le Chien Sous Le Lit, Aren’t You Glad You Didn’t Turn On The Light, Le Tueur Sur La Banquette Arrière et La Baby-Sitter.

A moins que vous n’ayez entendu ces histoires en colonie de vacances, tandis que vous grilliez des marshmallows au-dessus d’un feu de camp. Bon ça, c’est surtout si vous êtes américain ou scout – ou alors c’est juste la mairie de ma ville qui n’a rien compris au concept de colonie de vacances, parce que quand je suis partie trois semaines en colo en Corse, je n’ai pas eu droit au moindre feu de camp (alors qu’on dormait pourtant soit sous la tente, soit à la belle étoile).

Je n’ai pas non plus mangé une seule guimauve. En revanche, comme je n’étais pas encore végétarienne à cette époque, j’ai goûté au saucisson d’âne. Qui, en réalité, n’est pas du tout une spécialité corse : c’est une légende urbaine. Le saucisson d’âne vendu sur l’Ile de Beauté est un attrape-touriste le plus souvent fabriqué en Italie, et qui est constitué en majeure partie de viande de porc ; quant à la petite quantité de viande d’âne qu’il contient, elle provient d’Amérique du Sud.

Remarquons au passage que les légendes urbaines françaises semblent nettement moins spectaculaires que les légendes américaines. Inutile de vous dire qu’elles ne sont pas près d’être portées à l’écran : je doute qu’Hollywood ait envie de tourner un film à propos de l’effroyable légende urbaine du Faux Saucisson d’Âne

Paysage nocturne de forêt

Le Petit Copain Sans Tête

En anglais, cette légende urbaine s’appelle The Boyfriend’s Death (La Mort Du Petit Copain) ou The Dead Boyfriend (Le Petit Copain Mort), mais je l’ai toujours connue sous le nom du Petit Copain Sans Tête.

Un jeune couple, appelons-les Claire et Thomas, est assis dans une voiture stationnée dans un parc, une forêt, ou parfois même un cimetière (je connais aussi une version où ils sont garés près d’une plage mais comme je vis au bord de la mer, je soupçonne qu’il s’agit d’une variante locale) : bref, ils sont dans ce que les anglophones appellent une lovers’ lane, c’est-à-dire un endroit isolé (et souvent peu rassurant la nuit), où ils peuvent tranquillement se bécoter, voire plus si affinités.

Alors qu’ils sont en pleine salade de museaux sur fond de musique romantique, la radio diffuse soudain un flash spécial pour annoncer qu’un tueur fou s’est échappé de l’hôpital psychiatrique le plus proche. Les amoureux décident aussitôt de rentrer chez eux mais Thomas doit d’abord satisfaire une envie pressante (on pourrait certes lui reprocher de ne pas avoir le sens des priorités mais étant donné que je fais moi-même pipi toutes les demi-heures, je ne le juge pas sur ce coup-là. Autant vous dire que je ne ferais pas long feu dans un slasher movie : je serais la meuf qui se fait bêtement trucider dans les toilettes – il y en a toujours une – la culotte sur les chevilles).

Le jeune homme descend donc de la voiture et disparaît dans l’obscurité. Au bout d’un quart d’heure, comme il n’est toujours pas revenu, Claire commence à s’inquiéter. C’est alors qu’elle entend quelque chose cogner en rythme contre le toit de la voiture :

Bang, bang, bang.

Pensant que son copain essaie de lui faire peur, elle sort en trombe du véhicule, histoire de lui administrer une beuglante bien méritée, et se retrouve face-à-face avec le tueur en train de jouer du tam-tam avec la tête décapitée de Thomas. Claire hurle et s’enfuit en courant ; selon les versions, soit elle parvient à échapper au tueur, soit elle se fait rattraper par ce dernier et off with her head à son tour !

(Parfois, c’est Claire qui se fait décapiter. Imaginez un peu la tête de Thomas lorsqu’il revient de sa pause pipi.)

Image GIF de la Reine de Coeur (Helena Bonham Carter) dans le film Alice au Pays des Merveilles sorti en 2010

En fait, si ça se trouve, le tueur c’est la Reine de Cœur.

Dans une autre version de cette légende, la voiture refuse de démarrer et Thomas va ouvrir le capot – qui le dissimule à la vue de sa petite amie – pour essayer de déterminer d’où vient le problème. Au bout d’un moment, Claire, qui continue à écouter anxieusement les informations à la radio sans prêter attention à son compagnon, finit toutefois par s’impatienter : elle sort donc afin de voir ce que Thomas trafique et constate qu’il n’est plus là.

C’est alors qu’elle sent une goutte d’eau (spoiler alert, Claire : ce n’est pas de la flotte), puis deux, puis trois, s’écraser sur son crâne. Étonnée car il ne pleut pas (bah oui, je viens de te le dire), la jeune femme lève la tête… et aperçoit juste au-dessus d’elle le corps décapité de Thomas suspendu à la branche d’un arbre !

Il existe une variante dans laquelle les gouttes de sang qui dégoulinent du cou tranché de Thomas tombent sur le toit de l’auto ; et parfois c’est seulement la tête du jeune homme qui est accrochée dans l’arbre. Dans une autre version, Claire entend un bruit de frottement (scratch, scratch, scratch) : ce sont les mains de Thomas (ou le bout de ses chaussures s’il est suspendu à l’endroit) qui crissent contre le toit du véhicule chaque fois que son corps oscille au bout de la corde à laquelle il est attaché (dans cette version-là, Thomas n’est pas forcément décapité).

Dans certaines versions, Claire se fait également assassiner après avoir découvert le corps de Thomas se balançant dans l’arbre (à noter toutefois qu’il ne semble pas exister de variante dans laquelle c’est elle qui joue au cochon pendu). Je suis aussi tombée sur une version dans laquelle Thomas n’est pas décapité mais écorché vif ; ainsi que sur une variante dans laquelle le tueur n’est pas un psychopathe en fuite mais une vieille dame (à l’esprit manifestement dérangé) furieuse que le couple se soit garé sur sa propriété.

Image GIF d'une vieille dame agitant un couteau

Dans une autre version du Petit Copain Sans Tête, l’auto des jeunes gens tombe en panne d’essence au beau milieu d’une route déserte. Thomas décide alors de marcher jusqu’à la station-service la plus proche, tandis que son amie l’attend dans la voiture. Les heures passent et Thomas ne revient pas.

Claire finit par entendre un bruit sourd ou un frottement sur le toit de la voiture, et sort de celle-ci pour découvrir le tueur qui fait mumuse avec la tête de Thomas ou le corps de ce dernier suspendu à un arbre. Parfois Claire, qui s’est endormie, est brusquement réveillé par des coups donnés dans la carrosserie : elle allume alors les phares et aperçoit le tueur en train de cogner la tête de son amoureux contre le capot de la voiture (on m’a aussi raconté une version dans laquelle ladite tête vient s’écraser sur le pare-brise juste au moment où Claire allume les phares).

Autre variante : une fois Thomas parti, Claire s’allonge sur le plancher de la voiture et se dissimule sous une couverture afin que personne ne puisse la voir. Au bout de plusieurs heures, elle entend quelqu’un frapper avec insistance contre une vitre de la voiture mais, terrorisée, elle ne bouge pas, d’autant qu’il ne s’agit évidemment pas de Thomas.

Elle finit par s’endormir. Le matin venu, elle est réveillée par un policier qui lui dit de sortir de l’auto en regardant droit devant elle et de ne surtout pas se retourner. Evidemment, elle se retourne et voit la tête de Thomas empalée sur l’antenne de la voiture ou son corps décapité suspendu à un arbre au bord de la route.

Dessin représentant l'homme au crochet de la légende urbaine du même nom

La légende urbaine du Petit Copain Sans Tête, qui circule depuis les années 60, se confond souvent avec une autre légende urbaine (qui elle date des 50’s), celle de L’Homme Au Crochet (en anglais, The Hookman ou The Hook).

L’histoire débute de la même façon que celle du Petit Copain sauf que cette fois-ci, le tueur possède un crochet à la place de l’une de ses mains, avec lequel il égorge ou éventre ses victimes au lieu de les décapiter.

L’Homme au Crochet possède toutefois une version qui se termine bien : après avoir entendu la nouvelle de son évasion à la radio, Claire et Thomas parviennent à rentrer chez eux sans encombre. Cependant, lorsque Claire sort de la voiture, elle aperçoit un crochet (parfois ensanglanté) qui pend à la poignée de la portière.

Comment est-il arrivé là sans que le couple ne se rende compte de rien, mystère. Il aurait fallu que le tueur s’approche de la voiture en rampant sur le sol ; sans compter qu’on se demande bien pourquoi il aurait essayé d’ouvrir la portière avec son crochet plutôt qu’avec sa main valide (en même temps les légendes urbaines sont tout sauf logiques !).

Voiture garée dans une lovers lane (illustration de la légende urbaine de l'homme au crochet)

Il est possible que ces deux légendes urbaines aient été inspirées par les meurtres de Texakarna : en 1946, cette petite ville du Texas fut la proie d’un tueur en série – surnommé The Phantom Killer par la presse de l’époque – dont les six premières victimes étaient les membres de jeunes couples assis dans une voiture. En tout, le Phantom Killer fit 8 victimes, dont trois survécurent. Il ne fut jamais identifié.

(Pas si fun fact : certaines victimes du Zodiac Killer – un tueur en série qui opéra en Californie à la fin des années 60 et qui lui non plus ne fut jamais identifié – se trouvaient également dans une lovers’ lane.)

Les versions dans lesquelles Thomas est suspendu à un arbre sont plutôt américaines tandis que la version « tam-tam sur le toit de la voiture » est plus courante en Europe. Il existe également une version amérindienne, plus précisément navajo, dans laquelle le tueur est un skinwalker (il s’agit d’une personne pouvant se métamorphoser en animal). Enfin, dans la version où Claire se retourne alors qu’on lui a recommandé de ne pas le faire, ses cheveux blanchissent parfois instantanément sous le choc lorsqu’elle voit la tête (ou le corps) de Thomas.

Le Petit Copain Sans Tête et L’Homme au Crochet semblent avoir pour but de décourager les jeunes gens d’aller flirter la nuit dans des endroits isolés et potentiellement dangereux. C’est également une manière de dire aux jeunes filles que si elles vont fricoter avec leur amoureux dans un coin désert au lieu de rester bien sagement à la maison sous la surveillance de leurs parents, il risque de leur arriver des bricoles. On notera d’ailleurs que le thème de la demoiselle en détresse se retrouve souvent dans ce type de légende urbaine. J’ai également remarqué qu’il n’existe aucune version mettant en scène un couple du même sexe, ce qui démontre que même si ces histoires se transmettent de génération en génération, elles demeurent néanmoins des produits de leur époque.

Les légendes du Petit Copain Sans Tête et de L’Homme Au Crochet sont mentionnées ou apparaissent dans plusieurs films (ainsi que dans des séries, comme par exemple Supernatural), tels que Candyman (un film sorti en 1992 qui m’a tellement terrifiée quand j’étais ado que je n’ai jamais été capable de le revoir), Souviens-toi l’été dernier (1997), Urban Legend (1998) et Lovers Lane (1999) ; ou bien encore dans un film qui n’a rien à avoir avec un slasher movie des 90’s (et qui, accessoirement, se trouve être l’un de mes films favoris) : Le Cercle des poètes disparus, sorti en 1989.

Le tueur à la fenêtre selon la légende urbaine du même nom

Une autre légende urbaine apparaît également dans Le Cercle des poètes disparus, racontée par Neil à ses camarades :

Le Tueur à la Fenêtre

Par une nuit sombre et pluvieuse (l’obscurité et de mauvaises conditions météo semblent être des pré-requis pour ce genre de légendes urbaines : il fait toujours nuit et froid, avec parfois du vent, de la pluie ou de la neige), une vielle dame amatrice de puzzles s’adonne à son passe-temps favori. Baptisons-la Agatha.

Au fur et à mesure qu’Agatha complète son tout nouveau puzzle, elle réalise avec stupéfaction que celui-ci représente la pièce dans laquelle elle se trouve. Puis elle pose la pièce centrale et se rend compte qu’elle apparaît également sur l’image.

Les mains tremblantes, la vieille dame place les quatre dernières pièces et aperçoit avec effroi le visage d’un tueur fou l’observant à travers la fenêtre de son salon. C’est alors qu’un bruit de verre brisé retentit derrière Agatha.

(Et après on viendra encore me demander pourquoi je déteste les puzzles, hein.)

Il existe une autre version de cette légende urbaine qui met en scène une adolescente seule chez elle (dans certaines versions, elle baby-sitte sa petite sœur, qui est en train de dormir à l’étage).

Sophie regarde la télé lorsqu’en jetant machinalement un coup d’œil par la porte-fenêtre placée juste en face d’elle, elle voit un homme (qui tient parfois un couteau) en train de l’observer !

Car non, Sophie n’a pas tiré les rideaux. D’ailleurs, vu qu’on aborde le sujet, suis-je la seule à être régulièrement agacée par cette manie qu’ont les Américains – en tout cas dans les films et les séries – de laisser leurs rideaux ou stores grand ouverts, alors qu’il fait nuit et qu’ils vivent dans une immense maison isolée avec quinze mille baies vitrées ? Mais fermez un peu vos volets là, si vous ne voulez pas vous retrouver avec un Edward Cullen qui vous regarde dormir ou un serial killer qui toque au carreau !

Image GIF d'Edward Cullen (Twilight)

Je suis désolée de te dire ça, Edward, mais c’est grave un truc de psychopathe. Trouve-toi un hobby.

Paniquée, la jeune fille attrape le téléphone, s’allonge sur le canapé en se dissimulant sous un plaid (c’est à ce genre de détail sans la moindre logique qu’on reconnaît une légende urbaine) et appelle la police.

Lorsque celle-ci arrive, elle constate que les empreintes de pas de l’homme (il a neigé toute la journée) se trouvent non pas dans le jardin devant la porte-fenêtre mais à l’intérieur de la maison : ce que Sophie a vu, c’est le reflet du voyeur qui se tenait juste derrière elle !

Jeune fille en train de dormir (illustration de la légende urbaine du chien sous le lit)

Le Chien Sous Le Lit

En anglais, cette légende urbaine s’appelle The Licked Hand (La Main Léchée) ou Humans Can Lick Too (Les Humains Aussi Peuvent Lécher).

Ses parents travaillant jusqu’à très tard le soir, Lisa, une adolescente d’une quinzaine d’années, reste souvent seule durant une bonne partie de la nuit. Elle a donc développé un petit rituel afin de se rassurer lorsqu’elle est couchée : elle laisse dépasser son bras du matelas pour que son chien, qui dort sous son lit, puisse lui lécher les doigts, ce qui la réconforte.

Une nuit, Lisa est réveillée par un bruit de gouttes d’eau : plip, plop, plip, plop (évidemment, vous vous en doutez, là encore il ne s’agit pas vraiment d’eau. Ceci dit, cette dernière peut-être très effrayante aussi, comme dans le film Dark Water, qui m’a filé la phobie des taches d’humidité. Ha). Elle se rend alors dans la cuisine, puis dans la salle de bains, afin de vérifier que les robinets sont bien fermés, puis retourne se coucher en tendant sa main à son chien, qui la lèche.

Cependant, le son continue : plip, plop, plip, plop. Lisa se relève et sort dans le jardin pour resserrer le robinet qui se trouve à l’extérieur de la maison. En revenant se coucher, elle tend de nouveau sa main à son animal de compagnie, qui la gratifie d’une bonne petite léchouille.

Plip, plop, plip, plop.

Agacée et cette fois-ci plus attentive, l’adolescente finit par déterminer que le bruit provient de son placard (là, on se demande comment elle a fait pour ne pas le comprendre tout de suite mais bon, comme je l’ai dit, la logique et les légendes urbaines ne vont pas ensemble). Perplexe, elle ouvre sa penderie et découvre le cadavre ensanglanté de son pauvre toutou, ainsi que le message suivant, tracé avec le sang du chien :

Les humains aussi peuvent lécher.

Dans une autre version, c’est la première fois que Lisa se retrouve la nuit toute seule chez elle. Elle est réveillée par un plip plop insistant mais n’ayant pas envie de sortir de son lit, elle ne va pas voir ce qui cause ce bruit. Afin de se rassurer, elle tend la main à son chien, qui la lèche. Lisa se rendort. Le lendemain matin, lorsqu’elle entre dans la salle de bains, elle découvre le corps de l’animal suspendu dans la douche et Les humains aussi peuvent lécher inscrit sur le miroir.

La prochaine fois que vous aurez envie de laisser votre bras dépasser de votre lit, ayez d’abord une pensée pour cette légende urbaine.

Surtout si vous n’avez pas de chien.

Inscription sur le mur qui dit : Aren't You Glad You Didn't Turn On The Light? (légende urbaine)

Aren’t You Glad You Didn’t Turn On The Light?

Phrase qu’on peut traduire par N’es-tu pas contente de ne pas avoir allumé ? mais je trouve que le message est plus flippant en anglais.

Cette légende urbaine met en scène deux étudiantes, Meg et Julia, qui partagent la même chambre à l’université.

Les deux jeunes filles ont convenu que chaque fois que l’une d’entre elles ramène un garçon dans leur chambre, elle doit accrocher quelque chose à la poignée de la porte, afin d’avertir sa colocataire qu’elle n’est pas seule et qu’elle a besoin d’intimité.

Un soir, Meg rentre tard (après avoir travaillé, étudié dans la chambre d’une amie ou être allée à une fête) et voit le signal sur la poignée, mais elle décide qu’elle est bien trop fatiguée (ou trop ivre) pour aller attendre quelque part. Elle entre alors dans la chambre en tâchant de faire le moins de bruit possible.

La pièce est plongée dans le noir et des sons correspondant à l’activité dans laquelle Meg suppose que son amie est engagée lui parvient de l’autre côté de la chambre. Meg gagne silencieusement son lit et s’endort aussitôt.

En se réveillant le lendemain matin, elle découvre le corps éventré de Julia, ainsi que le message suivant, qui s’étale sur un mur en lettres de sang (dans certaines versions le message est inscrit au rouge à lèvres sur un miroir) :

Aren’t You Glad You Didn’t Turn On The Light?

Dans une autre version, Meg est restée dans la chambre pour réviser un examen tandis que Julia est sortie faire la fête. Au beau milieu de la nuit, Meg est réveillée par le bruit que fait sa colocataire en rentrant et elle réalise que Julia – qui a apparemment oublié que son amie était là ou qui a trop bu pour s’en soucier – est en compagnie d’un homme.

Meg fait alors semblant de continuer à dormir tout en écoutant de la musique sur son walkman : elle n’entend donc pas sa copine se faire assassiner. Parfois, elle se retrouve obligée à devoir écouter le couple faire affaire mais n’interprète pas correctement les sons qui lui parviennent et, par conséquent, elle ne réagit pas lorsque Julia se fait massacrer. 

Il existe une version dans laquelle c’est Julia qui découvre le corps de Meg dans leur chambre en rentrant de soirée. Dans une autre version, l’une des deux filles, qui s’apprête à passer la nuit chez son petit copain, revient brièvement dans la chambre pour y prendre quelques affaires.

Lorsqu’elle ouvre la porte et qu’elle voit que la pièce est sombre, elle pense que sa colocataire est endormie (d’autant que parfois, elle entend une légère respiration. Ce qu’elle ignore, c’est qu’il ne s’agit pas de celle de son amie) et décide de ne pas allumer la lumière afin de ne pas la réveiller. Elle récupère donc ses affaires en tâtonnant dans l’obscurité puis repart.

Le lendemain matin, lorsqu’elle revient à sa chambre, elle constate que cette dernière grouille de policiers et que l’un des murs de la pièce arbore une sanglante inscription  :

Aren’t You Glad You Didn’t Turn On The Light?

Inscription sur un mur qui dit Aren't you glad you didn't turn on the light (illustration d'une légende urbaine)

J’ai également trouvé une version danoise de cette légende :

Deux jeunes femmes originaires de Copenhague (baptisons-les Bente et Karen, d’après un roman jeunesse danois que j’aimais beaucoup quand j’étais enfant : Puck écolière) travaillent dans un hôtel de Londres, où elles partagent la même chambre.

Un soir, Bente sort seule, Karen étant trop fatiguée pour l’accompagner. La jeune femme se rend cependant compte qu’elle a oublié son porte-monnaie et retourne à l’hôtel pour le récupérer. Trouvant leur chambre plongée dans le noir et pensant que Karen dort, Bente renonce à allumer pour ne pas la réveiller, attrape son porte-monnaie qui était resté sur une commode située près de la porte et repart.

Quelques heures plus tard, en rentrant, elle découvre le corps de son amie, ainsi que le message suivant, inscrit au rouge à lèvres sur le miroir :

Heureusement que tu n’as pas allumé la lumière sinon toi aussi tu serais morte.

Le Tueur Sur La Banquette Arrière (Image GIF extraite du film Urban Legend)

Le Tueur Sur La Banquette Arrière

Rentrant chez elle au volant de sa voiture après avoir passé la soirée avec des amies, une jeune femme – appelons-la Dorothy – constate qu’une automobile la suit en lui faisant des appels de phares (dans certaines versions, elle lui fait même des queues de poisson).

Effrayée, elle écrase alors la pédale de l’accélérateur et fonce chez elle à toute berzingue. Elle pile dans son allée, saute de la voiture et commence à courir vers sa maison afin d’appeler la police, lorsque son poursuivant stoppe brusquement derrière elle, descend de sa voiture et lui crie :

Rentrez chez vous, fermez la porte à double tour et appelez la police, vite, il y a un homme armé d’un couteau sur votre banquette arrière !

Dans une autre version, Dorothy s’arrête à une station-service pour faire le plein et remarque que l’employé qui s’occupe de remplir son réservoir a l’air un peu bizarre. Prétextant que le billet qu’elle lui a donné est un faux ou qu’il y a un souci avec sa carte de crédit, il insiste pour que la jeune femme le suive à l’intérieur de la station, ce qu’elle finit par accepter. Le pompiste s’empresse alors de verrouiller la porte derrière eux avant de se retourner vers Dorothy et de s’exclamer :

Il y a un homme armé d’un hachoir à viande allongé sur votre banquette arrière !

Le film Urban Legend, quant à lui, propose une autre version de la légende de The Killer In The BackSeat : l’héroïne de l’histoire, ici prénommée Michelle, accepte de suivre le pompiste à l’intérieur de la station-service – mais elle le trouve tellement chelou qu’elle glisse sa bombe lacrymogène dans sa poche. Et comme le pauvre pompiste bégaie, il n’arrive pas à lui expliquer qu’il y a quelqu’un d’encore plus chelou que lui sur sa banquette arrière.

Michelle, qui prend peur, lui balance donc une bonne giclée de pepper spray dans la figure avant de s’enfuir en cassant une vitre. Alors qu’elle s’éloigne au volant de sa voiture, le tueur se redresse subitement et la décapite, tandis qu’en fond Bonnie Tyler chante Total Eclipse Of The Heart.

Ce qui est assez ironique quand on sait que les premières paroles de la chanson sont turn around (retourne-toi), phrase qui est répétée à maintes reprises dans Total Eclipse Of The Heart.

La légende du Tueur Sur La Banquette Arrière date des années 60 et semble avoir été inspirée par un fait divers : en 1964, un habitant de New York découvre un criminel en fuite se cachant à l’arrière de sa voiture. Manque de chance pour ledit criminel : le propriétaire du véhicule en question était un inspecteur de la police new-yorkaise !

Drew Barrymore dans le film Scream

La Baby-Sitter

Il s’agit de la légende urbaine qui me faisait le plus flipper quand j’étais ado, et pour cause : de la sixième à la fin de mes études, je gagnais une partie de mon argent de poche en faisant du baby-sitting et chaque fois que j’entendais cette histoire, j’étais terrorisée à l’idée que quelque chose de similaire m’arrive – d’autant que la baby-sitter en question était elle aussi une teenager.

Tandis que les enfants qu’elle garde dorment à l’étage, Amy regarde la télévision dans le salon. Le téléphone sonne et lorsque l’adolescente y répond, une voix masculine lui dit :

A 22h30, je tuerai les enfants puis ce sera à ton tour.

(Parfois, l’homme ne dit rien mais rit d’une façon bien creepy ; dans d’autres versions, il se contente de respirer très fort.)

A la place d’Amy, j’aurais aussitôt appelé la police, puis les parents des enfants, mes propres parents, voire les voisins (bref, j’aurais ameuté tout le quartier), avant d’aller me barricader dans une pièce avec les mômes en attendant que tout ce petit monde débarque.

Amy, elle, se contente de hausser les épaules, persuadée qu’il s’agit d’une mauvaise blague, puis retourne à ses occupations. On voit bien que ce n’est pas elle qui a passé son adolescence à entendre de multiples versions de cette légende urbaine, hein.

Quelques minutes plus tard, la sonnerie du téléphone retentit de nouveau. Le même sinistre interlocuteur lui répète qu’à 22h30 il viendra tuer les enfants et qu’ensuite ce sera son tour.

Là Amy commence à être un peu inquiète (ah bah quand même) mais n’appelle pas la police pour autant (mais purée), et ne décolle même pas son popotin du canapé pour aller vérifier que les petits vont bien.

Cette meuf est la honte de la profession.

Le téléphone sonne une fois de plus :

A 22h30, je tuerai les enfants puis ce sera à ton tour.

Cette fois-ci Amy se décide enfin à appeler le 911 (le numéro d’appel d’urgence aux USA), où on lui demande d’attendre que l’homme la rappelle et d’essayer de le garder le plus longtemps possible en ligne, afin que la police puisse tracer la communication.

Au lieu de taper un scandale jusqu’à ce qu’on se décide à lui envoyer une voiture de patrouille, Amy attend gentiment que le tueur la rappelle.

Ce qu’il fait. A peine Amy a-t-elle raccroché que l’opérateur du 911 la rappelle également en lui disant que des policiers l’attendent à l’extérieur et en lui ordonnant de quitter immédiatement la maison et de ne surtout pas monter à l’étage.

Autrement dit, on s’en balec des gosses.

Amy hésite tout de même quelques secondes puis se dit que oh, tant pis, de toute façon des mômes y’en a plein le quartier, elle en trouvera bien d’autres à garder. 

Elle sort donc de la maison et la police lui explique que les appels proviennent de l’intérieur de celle-ci ; certaines versions précisent même que l’homme a utilisé le téléphone situé à l’étage (en revanche, elles n’expliquent pas comment les policiers peuvent bien savoir ça).

On retrouve effectivement le tueur caché dans la chambre des parents ; quant aux enfants, selon le niveau de glauquerie de la personne qui raconte la légende, ils sont simplement endormis ou déjà morts.

La Baby-Sitter de la légende urbaine éponyme (image GIF extraite du film Terreur sur la ligne, sorti en 2006)

La légende de La Baby-Sitter a été portée à l’écran dans Terreur sur la ligne (When a Stranger Calls), un film sorti en 2006 qui est un remake d’un film du même nom datant de 1979.

Il existe une version encore plus flippante de cette légende urbaine, mettant en scène une statue de clown. Or, non seulement j’ai la phobie des clowns (point confiture à étaler pendant un dîner mondain : ça s’appelle la coulrophobie) mais de plus, il se trouve que les statues me mettent mal à l’aise (merci Prosper Mérimée et La Vénus d’Ille. Et les Weeping Angels de Doctor Who n’ont rien arrangé. Don’t blink !). Du coup, je suis quasiment certaine d’avoir fait des cauchemars à cause de cette version.

Cette fois-ci, Amy ne regarde pas la télévision dans le salon mais dans la chambre des parents. Lorsque ces derniers l’appellent pour savoir si tout va bien, elle répond que oui mais demande si elle peut recouvrir d’une couverture la statue de clown qui se trouve dans un coin de la pièce, parce que cette dernière la rend nerveuse. Les parents lui disent alors de prendre immédiatement les enfants et d’aller se réfugier chez les voisins pendant qu’ils appellent la police : ils ne possèdent pas de statue de clown !

La Baby-Sitter et la statue de clown (légende urbaine)

Une autre variante de la légende de La Baby-Sitter s’appelle Le Tueur de la Buanderie. Dans cette histoire, notre chère Amy fait enfin preuve d’un brin de jugeote. Bravo Amy. Tu vois quand tu veux !

Amy regarde la télé lorsqu’elle entend soudain la machine à laver, située au sous-sol de la maison, se mettre en route, tourner pendant quelques minutes, puis s’arrêter. Elle n’y prête cependant pas plus d’attention que cela.

Un peu plus tard, elle entend de nouveau un cycle se lancer, puis stopper après quelques minutes. Trouvant cela étrange, Amy décide d’aller voir. Elle ouvre la porte menant au sous-sol, allume la lumière et passe sa tête par-dessus la rampe de l’escalier afin d’apercevoir le lave-linge.

Ne constatant rien d’anormal, la jeune fille retourne au salon ; mais à peine s’est-elle assise sur le canapé que la machine se remet en route. Cette fois-ci, Amy est prise d’une peur inexplicable : elle fonce à l’étage pour réveiller les enfants puis les emmène chez les voisins, où elle insiste pour qu’on appelle la police.

Quand celle-ci arrive, elle découvre un homme armé d’un couteau dissimulé dans un coin de la buanderie : il espérait attirer Amy au sous-sol en faisant mumuse avec le lave-linge !

Image GIF d'une buanderie

J’ai également découvert une version de La Baby-Sitter beaucoup moins glauque.

Le téléphone sonne et lorsqu’Amy répond, une voix d’homme lui dit :

Je suis en haut avec les enfants, tu ferais mieux de monter.

Naturellement, Amy ne fait rien du tout jusqu’au troisième appel, où elle se décide enfin à appeler la police qui trace la communication et lui dit de sortir de la maison.

Toutefois, lorsque les policiers arrivent, ils s’aperçoivent que l’auteur des appels n’est autre que le grand frère adolescent des enfants qu’Amy babysitte (parce qu’il n’est apparemment pas fichu de garder lui-même ses frangin-e-s) et qui a décidé de lui jouer un mauvais tour.

J’espère qu’Amy lui a fait passer un sale quart d’heure !

Ah attendez, on me signale que je me suis un peu emballée en parlant de version beaucoup moins glauque :

Amy garde deux enfants, un garçon et une fille. Après les avoir couchés, elle s’installe au salon pour regarder la télé et voit aux infos qu’un tueur fou s’est échappé de l’hôpital psychiatrique le plus proche.

Sur ces entrefaites, le téléphone sonne. A l’autre bout, Amy entend seulement une lourde respiration et elle raccroche en pensant qu’il s’agit d’une mauvaise blague. Ou de Dark Vador.

Cependant, après plusieurs appels similaires, la jeune fille commence à s’inquiéter et finit par contacter la police : celle-ci trace la communication et lui apprend qu’elle vient de l’intérieur de la maison.

Amy fonce donc à l’étage pour récupérer les enfants, ouvre la porte de leur chambre… et surprend le garçon avec un téléphone dans la main et un couteau dans l’autre. C’est alors qu’il se jette sur sa baby-sitter pour la poignarder !

Sont vraiment pas tranquilles, ces mômes, n’empêche.

Baby-sitter mettant un bébé au four (illustration d'une légende urbaine)

Pour en terminer avec la légende urbaine de La Baby-Sitter, voici une version qui n’a certes pas vraiment de rapport avec la légende d’origine, mais qui m’a beaucoup fait rire lorsque je suis tombée dessus.

Pour la première fois depuis la naissance de leur fils, des parents décident d’aller passer une soirée en amoureux : ils confient alors leur bébé à une jeune fille du voisinage. Dans certaines versions, celle-ci est décrite comme arborant un look hippie, et il est parfois précisé qu’elle a le regard légèrement vacant (ce qui n’empêche cependant pas les parents de lui laisser leur enfant. Bon. On va dire qu’ils avaient vraiment envie de sortir, hein).

Au cours de la soirée, la jeune mère appelle pour savoir si tout va bien. La baby-sitter répond par l’affirmative et ajoute qu’elle vient juste de mettre la dinde au four. Etant donné que nous ne sommes pas la veille de Thanksgiving et que les parents n’ont pas la moindre idée de ce dont elle parle, ils s’empressent de rentrer chez eux. A leur arrivée, ils découvrent avec horreur que la baby-sitter, en plein trip sous acide, a fait rôtir leur bébé dans le four !

Il existe une variante dans laquelle la mère demande à la baby-sitter de mettre le bébé au lit et la dinde dans le four : la jeune fille, défoncée, inverse les instructions (parfois, elle farcit même l’enfant). Dans une autre version, les parents trouvent une table joliment dressée, avec assiettes en porcelaine, verres en cristal et bougies : la baby-sitter leur annonce qu’elle leur a préparé un petit dîner aux chandelles, avant de sortir du four un plat contenant leur bébé.

Si comme moi vous avez explosé de rire en lisant cette histoire (j’adore l’humour noir), ne vous sentez donc pas coupable, c’est juste une légende urbaine ! 

Jeune fille assise sur un canapé regardant son téléphone

On dit qu’il y a toujours une part de vérité dans les légendes urbaines. Ce qui est certain, c’est que les histoires que je viens de vous raconter évoquent quelque chose de malheureusement bien réel auquel est (ou sera probablement un jour) confronté tout être humain possédant deux chromosomes X : les violences faites aux femmes.

Et parfois, les légendes urbaines deviennent réalité.

En 2014, une adolescente britannique de 16 ans reçoit des textos d’un inconnu affirmant qu’il se trouve à l’extérieur de sa maison et qu’il l’observe par la fenêtre. Il menace même de se pendre à un arbre du jardin pendant la nuit.

Même si la jeune fille pense qu’il s’agit d’une mauvaise blague, elle est tout de même effrayée et décide de dormir avec sa mère à l’étage, d’autant plus que sa propre chambre est située au rez-de-chaussée.

Juste avant de s’endormir, elle reçoit un dernier texto :

Je suis dans la maison.

Le lendemain matin, lorsqu’elle retourne dans sa chambre elle constate que certaines de ses affaires ont été déplacées et elle se met donc à fouiller la pièce. C’est là qu’elle découvre un jeune homme sous son lit. Elle appelle alors sa mère qui hurle à l’intrus de sortir de chez elle, ce qu’il fait, tandis que la mère appelle la police qui met rapidement la main sur le stalker, un adolescent de 18 ans.

Vous voulez savoir le plus rageant ? Il a seulement écopé d’une peine de trois mois avec sursis, ainsi que d’heures de travaux d’intérêt général. Autrement dit, il est toujours en liberté.

Rappelons qu’une femme sur trois dans le monde a déjà été victime de violences physiques ou sexuelles au cours de sa vie ; et qu’à chaque heure qui passe, six femmes sont tuées par un homme qu’elles connaissent. En France, nous avons de la chance : l’Hexagone fait partie des pays où la sécurité physique des femmes est la plus élevée. Cela n’empêche pas que, tous les trois jours, une femme y soit assassinée par son conjoint.

En réalité, Dorothy a plus de chance de mourir sous les coups de son mari que de se faire tuer par un psychopathe planqué dans sa voiture. Lisa connaît probablement l’agresseur de son chien et le voyeur de Sophie est peut-être l’un de ses voisins. L’interlocuteur d’Amy pourrait être un homme de son entourage et l’assassin de Julia est possiblement un étudiant que Meg et elle croisent régulièrement sur le campus.

Faisons attention à nous, mesdames.

Et faisons attention les unes aux autres.

Zoom sur l’œil d'une jeune femme qui regarde entre deux planches

Dites-moi si vous connaissiez ces légendes urbaines, et n’hésitez pas à partager vos propres versions de ces dernières, si elles diffèrent de celles que j’ai mentionnées.

N’hésitez pas non plus à me raconter vos légendes urbaines préférées (ou celles qui vous font le plus flipper) !

8 réflexions au sujet de « Le Petit Copain Sans Tête et autres légendes urbaines »

  1. Que de recherches pour ces légendes urbaines, bravo pour ce florilège toujours avec humour… Et surtout ce triste rappel de la réalité oui. #WOMENSUPPORTWOMEN

  2. Ah oui effectivement, super complet, cet article 🙂

    Je connaissais le couple, avec celui qui se fait décapiter, mais je ne savais pas qu’il existait autant de versions différentes.

    Moi aussi, j’ai quelques souvenirs de colo, dont la chasse au dahu… ce qui n’est pas effrayant quand on voit à quoi l’animal ressemblerait, mais quand on était petits, c’était une légende qui nous faisait peur (surtout pendant les orages, alors qu’on dormait dans des tentes !!)

    Et Scream, bien sûr, incontournable 🙂

    • Ah le dahu c’est aussi en colonie que j’en ai entendu parler pour la première fois ! Les monos nous décrivaient un monstre terrifiant pour nous faire flipper – ce n’est que bien plus tard que j’ai appris qu’en fait c’est censé être une sorte de chamois avec deux pattes plus courtes que les autres ! XD

      Et merci Magali !

  3. Merci pour ce post savoureux ! J’ai l’impression que tu as pris plaisir à l’écrire, en tout cas, moi j’ai eu beaucoup de plaisir à te lire 🙂 Je connaissais l’histoire du tam-tam avec la tête coupée, entendue en classe de mer (ça aussi c’est tout un concept, mais ce n’est pas le sujet) mais je n’avais pas autant ri à l’époque ! Ah sinon, il y a la fameuse histoire de la Dame Blanche, mais jamais personne n’est allé plus loin que « roooh et puis la Dame Blanche, sur la route, c’est flippant ce truc » ce qui fait que je n’ai jamais vraiment compris de quoi il retournait tout en priant pour ne jamais la croiser.

    • Merci Nana, et oui je me suis bien marrée en écrivant cet article 🙂

      Pour la Dame Blanche, la légende de base, c’est qu’il s’agirait du fantôme d’une jeune femme qui a eu un accident sur la route qu’elle hante désormais. Elle se fait prendre en stop par des automobilistes pour les avertir d’un danger, puis elle disparaît. C’est une sorte d’ange gardien en fait.

      Je ne l’ai jamais vue moi-même mais je connais plusieurs personnes qui m’ont juré l’avoir croisée sur la route.

Dites un truc chouette, un truc à paillettes, un truc qui fait des claquettes ou même un truc qui n'a ni queue ni tête :-)