Où je maudis les scénaristes d’Homeland

Non parce qu’à un moment, trop c’est trop. Je veux bien être une spectatrice sympa mais tous les scénaristes savent qu’il y a des trucs qu’il ne faut pas me faire. So that’s it, Homeland screenwriters, je vous maudis, vous ainsi que votre descendance sur les sept prochaines générations !

Non mais.

A présent, je peux vous parler des séries que j’ai vues de septembre à décembre 2015. Garanti sans spoilers !

Claire Danes, Mandy Patinkin et Rupert Friend dans la saison 5 d'Homeland

Homeland – Saison 5. La saison 4 ayant été une tuerie (la meilleure saison d’Homeland à ce jour pour moi), j’avais beaucoup d’attentes pour cette saison 5. Probablement trop : j’aurais dû me douter qu’après 4 excellentes saisons, le soufflé allait inévitablement finir par retomber  – car telle est la dure loi des séries.

Pour commencer, je m’attendais à ce que cette saison reprenne là où la précédente s’était terminée, étant donné que l’arc narratif mis en place dans la saison 4 était loin d’être achevé. Sauf que non. Durant les premiers épisodes, je ne m’en suis pas trop inquiétée, persuadée que l’intrigue allait finir par rejoindre celle de la saison 5 : perdu ! Première déception de ma part. Sans doute les scénaristes ont-ils voulu coller de plus près à l’actualité avec une intrigue liée au conflit syrien.

Nous sommes donc deux ans après la fin de la quatrième saison, à Berlin, où Carrie, Saul et Quinn se retrouvent à traquer un groupe de terroristes projetant un attentat dans la capitale allemande (naturellement c’est un peu plus compliqué que ça mais je ne donne pas plus de précisions pour ne pas vous spoiler). Je ne sais pas si c’est parce que jusque-là j’étais tellement en amour avec Homeland que je ne voyais pas tout ce qui n’allait pas ; mais dans cette saison j’ai trouvé que beaucoup d’éléments ne tenaient pas debout et rendaient une grande partie de l’intrigue bancale. Ajoutons à cela le fait que les scénaristes ont fait n’importe quoi avec deux de mes personnages préférés, Saul et Quinn. Saul est absolument insupportable dans cette saison : je ne vous raconte pas le nombre de claques que j’ai eu envie de lui mettre ! Quant à Quinn, son personnage est totalement sous-exploité : ce qui, pour moi, a fortement nuit à la qualité de cette saison 5 parce que Quinn est un personnage fantastique (puis bon, vous savez bien que je suis amoureuse de Quinn, hein ^^). Heureusement que Carrie reste égale à elle-même (Claire Danes est toujours aussi géniale) ; j’ai aussi beaucoup aimé Miranda Otto dans le rôle d’Allison Carr, directrice de la cellule berlinoise de la CIA.

La saison 5 d’Homeland était déjà donc assez mal engagée avec moi lorsqu’en plein milieu de sa diffusion ont eu lieu les attentats du 13 novembre à Paris, ce qui a rendu le visionnage de la seconde moitié de la saison assez difficile (je ne pense pas que les scénaristes avaient envisagé que leur histoire collerait à l’actualité à ce point-là !). Le contexte a par conséquent pas mal joué dans mon appréciation de la saison.

Puis il y a la fin. Et LA LETTRE. Cette lettre m’a brisé le cœur. Ce season finale m’a brisé le cœur :

Carrie Mathison (Claire Danes) dans Homeland

On pourrait croire que j’ai détesté cette saison 5. Ce n’est pas le cas. Certes elle m’a déçue par bien des aspects mais elle a eu la malchance d’être visionnée dans un contexte très particulier – puis comme je l’ai dit plus haut, il est inévitable d’avoir des saisons moyennes dans une série. Je continue à adorer Homeland. J’espère simplement que le truc de la fin est un coup tordu de ces sadiques de scénaristes. Et que la saison 6 sera bien meilleure !

Navabi, Keen, Ressler, Cooper et Aram dans la saison 2 de The Blacklist

The Blacklist – Saison 2.  La première saison m’avait laissée dubitative et sans le personnage de Raymond Reddington, je ne suis pas certaine que j’aurais poursuivi The Blacklist.  Ce en quoi j’aurais eu tort parce que la saison 2 est indéniablement meilleure. Niveau intrigue, on en apprend un peu plus sur le passé de Liz et on continue à se faire balader au sujet de la véritable nature du lien entre elle et Red (beaucoup de gens pensent qu’il s’agit de son père ; c’est ce que je pensais aussi, mais je me dis que ce serait trop évident et  j’ai une nouvelle théorie : Red est son grand-père. On sait qu’il a une fille qui a disparu de la circulation, cette fille aurait pu avoir un enfant lorsqu’elle était ado… Si vous suivez la série, dites-moi quelles sont vos hypothèses ! ). L’addition d’un  personnage, l’agent du Mossad Samar Navabi, apporte un plus à la série, qui manquait de personnages féminins – de plus, j’aime beaucoup Samar. En fait, j’apprécie tous les membres de la Task Force du FBI qui travaille avec Reddington, y compris Elizabeth Keen qui m’agace beaucoup moins, d’autant plus que le jeu de son interprète Megan Boone s’est amélioré. En revanche, tout ce qui tourne autour de Tom Keen m’a ennuyée.

Red (James Spader), quant à lui, est toujours aussi génial ; et il a vraiment d’excellentes répliques – d’ailleurs je trouve que les dialogues de The Blacklist sont assez bons, ce qui est plutôt rare pour un procedural show (même si The Blacklist n’est pas un procedural classique). Le season finale de cette saison 2 était excellent, à tel point que je me suis immédiatement jetée sur la saison 3 (jusque-là je suivais la série en diffusion française) que je regarde actuellement en diffusion américaine et que je trouve encore meilleure que la 2. Et mention spéciale à la B.O de The Blacklist que je trouve excellente.

Rick, Le Gouverneur, Merle et Michonne dans la saison 3 de The Walking Dead

The Walking Dead – Saison 3. TWD est une série avec laquelle j’entretiens une étrange relation : j’ai commencé à la regarder en 2013 et je viens seulement d’en terminer la troisième saison. Il y a plusieurs raisons à cela. D’abord, j’ai beaucoup de mal avec le gore, ce qui fait que je ne peux pas regarder plus d’un ou deux épisodes d’affilée (et que je ne peux donc absolument pas marathonner les saisons). Ensuite, autant j’avais beaucoup aimé la première saison, autant la seconde m’a ennuyée (ils sont restés beaucoup trop longtemps à la ferme), ce qui fait que j’ai mis un certain temps pour la visionner et qu’il m’a fallu un bon moment pour me décider à entamer la saison 3… que j’ai également fait traîner. De plus, je trouve qu’il y a trop d’épisodes « de remplissage » dans lesquels il ne se passe pas grand-chose : toutes les séries en ont au moins un par saison mais TWD en a plusieurs à chaque fois et les saisons sont courtes. Enfin, la série a (pour moi – je sais que peu de gens partagent mon avis à ce sujet) un énorme défaut : elle ne contient pas d’arc autour du virus. Depuis la fin de la première saison et le passage à Atlanta, plus personne ne parle de ce fichu virus et je trouve que c’est un gros manque – la survie c’est bien joli mais personnellement ça me lasse.

Pourquoi est-ce que je continue à regarder dans ce cas ? Eh bien parce que je me suis attachée à certains des personnages et que j’ai envie de savoir ce qui leur arrive.

La saison 3, donc. Je l’ai trouvé meilleure que les deux premières, bien plus rythmée ;  et j’ai apprécié de découvrir de nouveaux groupes de survivants (je déplore néanmoins une augmentation du niveau de gore). Côté personnages, Rick, avec lequel j’avais un peu de mal jusque-là parce que je le trouvais mou du genou, s’est enfin affirmé ; et j’aime beaucoup Carl, son fils. Evidemment, j’adore Daryl. En revanche, Andrea, personnage féminin fort que j’aimais beaucoup, m’a énormément agacée par sa stupidité dans cette saison. Je suis déçue de ce que les scénaristes ont fait avec elle – heureusement que dans cette saison, on découvre Michonne, qui est en passe de devenir ma chouchoute de la série.

Je n’ai pas encore commencé la saison 4 : cependant, étant donné qu’il est impossible de ne pas se faire spoiler TWD sur les réseaux sociaux, je sais déjà qui meurt dans les prochaines saisons ! :mrgreen:

Dix pour cent - Saison 1

Dix pour cent – Saison 1. Non vous ne rêvez pas, il s’agit bien d’une série française, espèce à laquelle je daigne rarement m’intéresser parce que, soyons lucides, les séries frenchies réussies ne courent pas les écrans. Cependant, de temps en temps, on tombe sur un truc hexagonal pas trop mal ficelé : c’est le cas de Dix pour cent, où l’on suit les péripéties d’un groupe d’agents artistiques (d’où le nom de la série qui fait référence au montant de la commission touchée par lesdits agents).

A la mort de son fondateur et dirigeant, l’agence ASK se retrouve plongée dans le désarroi : les quatre agents restants (Mathias, Andréa, Gabriel et Arlette ) doivent trouver un moyen de maintenir l’agence à flot tout en continuant de veiller sur les intérêts de leurs clients – clients qui sont interprétés par des acteurs jouant leur propre rôle, c’est d’ailleurs la particularité de la série. Dans cette première saison, on voit donc passer Cécile de France qui se demande si elle doit avoir recours à la chirurgie esthétique ; Line Renaud et Françoise Fabian qui se disputent un rôle ; Nathalie Baye et Laura Smet qui ne savent pas comment s’avouer qu’elles ne veulent pas tourner ensemble ; Audrey Fleurot en mère de famille débordée qui essaie de relancer sa carrière ; Julie Gayet et Joey Starr en co-stars qui se détestent (mon épisode préféré de la saison) ; et François Berléand qui a un problème avec les piscines. Tous font preuve de beaucoup d’autodérision et c’est assez jubilatoire à regarder.

J’ai apprécié de découvrir les coulisses de la représentation artistique : les manigances des agents, la rivalité qui existe parfois entre eux, les mensonges qu’ils racontent aux stars dont ils s’occupent afin de mieux de les manipuler ; mais aussi le soutien qu’ils leur apportent : en fait, en regardant Dix pour cent, j’ai eu l’impression qu’un agent artistique se situe quelque part entre une baby-sitter et un psy.

Les acteurs interprétant le personnel de l’agence (en plus des quatre agents, il y a leurs assistants ainsi qu’une réceptionniste) sont également bons. Je dois avouer que j’ai eu un peu peur lorsque j’ai vu que le rôle d’Andréa était tenu par Camille Cottin, alias La Connasse, qui non seulement ne m’a jamais fait rire mais qu’en plus j’avais du mal à encadrer : au final, j’apprécie énormément le personnage d’Andréa. J’aime aussi beaucoup Camille, son assistante.

Dix pour cent est une série française drôle, bien écrite, bien interprétée, décrivant l’envers du décor d’un métier qu’on connaît peu et qui a la mérite d’humaniser les acteurs : espérons qu’il y ait une seconde saison !

Zoo - Saison 1

Zoo – Saison 1. Imaginez que les animaux décident subitement qu’ils en ont assez qu’on soit l’espèce dominante et décident donc de se rebeller contre les humains un peu partout sur la planète ? Je peux vous dire qu’après avoir vu les premiers épisodes de Zoo, j’étais bien contente de ne pas avoir de bestiole à la maison ! 😀

L’apocalypse animale : voilà un postulat intéressant et original. Dommage que la série soit ratée – car oui, inutile de tourner autour du pot, Zoo (basée sur le roman éponyme de James Patterson) est franchement mauvaise. Le petit groupe de protagonistes chargé de trouver une solution à la révolte animale est pourtant assez sympathique (hormis Chloé, insupportable agent secret français interprété par une Nora Arnezeder fort peu convaincante dans le rôle) et il y a Billy Burke (j’adore Billy Burke) : malheureusement, la série est très mal écrite, que ce soit au niveau de l’intrigue ou des dialogues. Quant au montage, il est catastrophique, la narration s’éparpille dans tous les sens et on finit par ne plus rien comprendre à l’intrigue (pour ceux qui ont vu Zoo, est-ce que vous avez compris un broc à cette histoire de mother cell ? ).

Bref, après ces 13 épisodes, j’ai du mal à comprendre comment la série a pu être renouvelée pour une seconde saison. J’y jetterai peut-être un œil pour voir si ça s’améliore mais j’ai peu d’espoir !

***

En ce moment, je regarde la saison 3 de The Blacklist, la saison 2 de CSI Cyber et la saison 8 de Fais pas ci, fais pas ça (une des rares séries françaises que je kiffe totalement). De plus j’ai enfin repris Downton Abbey ! J’avais mis la série en pause au bout de deux saisons… et je n’avais jamais repris – du coup, je suis repartie du début. J’essaie vraiment de ne pas commencer de nouvelles séries étant donné le retard que j’ai dans toutes celles que je suis mais parfois je dérape, comme avec Zoo ou CSI Cyber 😛 .

Et vous, que regardez-vous actuellement ? Si vous avez vu les saisons dont je parle, dites-moi ce que vous en avez pensé (sans spoilers, please) ! Avez-vous également découvert de nouvelles séries sympas (pour mettre sur ma liste à-regarder-quand-je-serai-à-jour-dans-mes-séries) ?

6 réflexions au sujet de « Où je maudis les scénaristes d’Homeland »

    • Mon avis n’engage évidemment que moi – mais pour que je me fasse une réflexion à plusieurs reprises au sujet du montage, aspect auquel je n’accorde habituellement pas d’attention, c’est qu’il doit y avoir un truc 😛

      Cela dit, la première saison de Zoo ne compte que 13 épisodes, tu peux peut-être tester pour voir si tu accroches.

        • Treize épisodes, ça passe vite, haha. Puis qui sait, tu vas peut-être apprécier ! Après tout, elle a été renouvelée, c’est que les audiences aux USA doivent être bonnes 🙂

  1. Je m’étais mise aux 4 premières saisons d’Homeland en 2015 grâce à toi et à Netflix ^^
    Je n’ai pas encore eu l’occasion de voir la 5eme.
    Concernant, Zoo, je n’ai pas regardé mais j’ai eu de très mauvais échos de mes parents qui ne l’ont pas du tout trouvée crédible comme série !
    En ce moment, je regarde la saison 2 de Brooklyn Nine-Nine, une sitcom comique qui suit des policiers. C’est assez chouette ^^

    • Huhu j’adore quand je convertis les gens à un truc ^^ Pour la saison 5 d’Homeland, avec le recul je pense que le contexte particulier a vraiment joué.

      Zoo n’est effectivement pas crédible du tout, je confirme. Dommage, parce que l’idée de base n’est pas mal du tout.

      Ah j’ai entendu parler en bien de Brooklyn Nine-Nine. Mais pour l’instant, ça ne me dit rien 🙂

Dites un truc chouette, un truc à paillettes, un truc qui fait des claquettes ou même un truc qui n'a ni queue ni tête :-)